Document préparatoire au sommet sur la protection des mineurs dans l’Eglise

Cette rencontre réunissant les présidents des conférences épiscopales du monde entier doit se tenir à Rome, du 21 au 24 février 2019.

Objectifs de la rencontre :

À son retour de Panama, le pape François a expliqué que l’objectif de cette rencontre était d’aider les évêques à comprendre comment ils doivent agir. Pour lui, cette démarche s’apparente à une catéchèse qui passe en premier par les présidents des conférences épiscopales.

Concrètement, il s’agit de :

  1. Favoriser une prise de conscience de cette tragédie, la souffrance des victimes, et développer à tous les niveaux de la communauté ecclésiale le sens des responsabilités.
  2. Faire connaître les procédures à suivre et les responsabilités de chacun.

Les participants :

  • Le pape (présent pendant toute la durée de la rencontre) ;
  • Les présidents des Conférences épiscopales : 115 (36 d’Afrique ; 24 des Amériques ; 18 d’Asie ; 32 d’Europe ; 4 d’Océanie) ;
  • Les Chefs des Églises orientales catholiques : 14 ;
  • Les évêques sans Conférence épiscopale : 15 ;
  • 12 supérieurs généraux (d’ordres religieux masculins) ;
  • 10 supérieures générales (d’ordres religieux féminins) ;
  • 4 Chefs de Dicastères de la Curie romaine ;
  • 5 Membres du Conseil des cardinaux ;
  • Organisateurs et Modérateur : 5

Total : environ 180 participants

Des étapes pour préparer à cette rencontre :

  • 12 septembre 2018 : annonce de la convocation de cette rencontre au cours d’une réunion du Conseil des cardinaux ;
  • Fin novembre 2018 : le Pape a nommé un comité organisateur
    • Le cardinal Blase Joseph Cupich, archevêque de Chicago (USA) ;
    • Le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Bombay (Inde) ;
    • Mgr Charles Scicluna (Malte), secrétaire-adjoint de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ;
    • Le Père Hans Zollner, jésuite allemand, président du Centre pour la protection des mineurs de l’Université pontificale grégorienne ;
      Retrouvez son interview

Ils seront secondés par Gabriella Gambino Linda Ghisoni, sous-secrétaires du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie.

  • Décembre 2018 : un questionnaire a été envoyé aux participants assorti de l’invitation à rencontrer des victimes dans leur pays. Près de 90% des participants ont répondu au questionnaire.

Déroulement des travaux

Les temps forts :

  • Prière et écoute ;
  • Interventions et débats ;
  • Travaux au sein des groupes linguistiques ;
  • Conclusions présentées par le pape.

Les temps de prière auront lieu au début et à la fin de la journée.

Une liturgie pénitentielle est prévue samedi après-midi. Une concélébration eucharistique dimanche matin.

Au programme : 9 rapports présentés en assemblée plénière, trois par jour ; deux le matin, un l’après-midi, suivis chacun d’une séance de questions-réponses.

Deux temps quotidiens de travail en carrefours : un le matin, un autre l’après-midi.

Le pape prendra la parole à l’ouverture ; il pourra la reprendre en fin de journée.

Il prononcera son discours conclusif dimanche matin.

Les principaux thèmes

Trois thèmes seront déclinés pour chaque journée : Responsibility, Accountability, Transparency

Chaque thème sera développé par trois rapporteurs qui s’attarderont principalement sur : les devoirs de l’évêque ; ses relations avec les autres évêques ; ses relations avec le Peuple de Dieu et la société.

Les noms des rapporteurs seront dévoilés pendant la conférence de presse du 18 février. Ils représenteront les différents continents et cultures, fonctions et situations dans l’Eglise. Trois des rapporteurs sont des femmes.

Une dizaine de carrefours linguistiques rassembleront une quinzaine de personnes chacun, afin que tous puissent s’exprimer.

Aucun document conclusif n’est prévu à l’issue de cette rencontre. Les travaux s’achèveront par un discours du pape.

Cette rencontre est un temps d’écoute réciproque et de coresponsabilité, les organisateurs et les Chefs de dicastères concernés se retrouveront dans les jours qui suivront la Rencontre pour en tirer les conséquences et définir la marche à suivre.

Quels fruits attendre de cette rencontre ?

Ce sommet de quatre jours organisé à Rome ne pourra à lui seul résoudre tous les problèmes de l’Eglise. Il est donc important de ne pas sur dimensionner cet événement. Cette rencontre est une étape d’un long cheminement que la communauté ecclésiale a entamé il y a plus de quinze ans et qui continuera à l’avenir.

Le Pape a expliqué qu’il s’agissait de donner une nouvelle impulsion pour aider tous les évêques et l’Église dans son ensemble à aller de l’avant de manière solidaire.

C’est aussi le signe qu’avec cette rencontre inédite, le pape François compte sur les conférences épiscopales pour prendre leur part dans la lutte contre les abus sexuels sur mineurs.

La Conférence des évêques de France

Pour la Conférence des évêques de France, c’est Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président qui se rendra à Rome. Il souhaite porter des points et des questions spécifiques à ce sommet. Mgr Pontier tient également à ce que cette rencontre soit pour lui l’occasion un temps d’échange de pratiques avec les autres présidents de conférences épiscopales.

Mgr Pontier souhaite plus particulièrement aborder les questions suivantes portant sur des points spécifiques du droit canon :

  1. Proposer la création d’une instance pénale ecclésiale nationale ou provinciale
  2. Un échange sur les règles en matière d’archivage et de communicabilité et des archives par rapport au droit français

Mgr Pontier a rencontré à plusieurs reprises des personnes victimes :

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