Homélie du dimanche 10 mai 2020

Dimanche 10 mai 2020
Cinquième dimanche de Pâques

Références bibliques :

Lecture des Actes des Apôtres : 6. 1 à 7 :  » Estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de Sagesse. »
Psaume 32 :  » Criez de joie pour le Seigneur ! Hommes droits, à vous la louange ! »
Première lettre de saint Pierre : 1 Pierre 2. 4 à 9 :  » Il est la pierre vivante … Soyez les pierres vivantes. »
Evangile selon saint Jean. 14. 1 à 12 :  » Là où je suis, vous serez vous aussi. »

***

Avec les chapitres 14 à 16 de l’Evangile selon saint Jean, nous entrons dans la révélation du mystère de la personne de Jésus, ce mystère qui nous donne accès à la vie divine.

A LA LUMIERE DE LA RESURRECTION

Ces chapitres sont une longue méditation où s’entremêlent les paroles du Christ et la relecture qu’en fait l’apôtre Jean à la lumière de Pâques. Car les Evangiles ne sont pas seulement des récits anecdotiques. Ils sont porteurs du message du Christ que les disciples ont découvert et qu’ils ont voulu transmettre à ceux qui les écoutaient.

Ils ne sont pas descriptifs d’un épisode. Ils sont essentiellement un éclairage qui veut nous conduire à la lumière dont Dieu nous illumine par son Fils venu parmi nous.  » Celui qui m’a vu a vu le Père. » Ces signes ont été rapportés « pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant vous ayiez la vie en son nom. » (Jean 20.31)

La vision qu’ils nous apportent du Christ est inséparable de l’ensemble de sa vie. La parole de l’enfant de douze ans qui répond à ses parents « Je me dois aux affaires de mon Père » résonne non pas comme un reproche, mais comme volonté fondamentale de Jésus : » Je vis uni à mon Père… je suis en mon Père. » (Jean 14. 20)

Ce n’est qu’après la résurrection de Jésus que leur apparaît clairement la personne du Fils de Dieu, du Verbe de Dieu fait chair, en communion avec le Père. Chacune de ses paroles comme chacun de ses actes prennent alors tout leur sens dans cette réalité unique où l’humanité et la divinité sont un tout indissociable en Jésus-Christ.

CROYEZ EN MOI

Jésus propose à chacun d’entre nous et à tous les hommes d’entrer eux-mêmes dans cette communion de Vie divine. Il n’est pas là pour nous indiquer seulement le chemin comme le souhaite et l’attend de saint Thomas (Jean 14.5). Il n’est pas une simple signalisation. C’est lui qui nous introduit, qui nous fait entrer avec lui, par lui et en lui. Il est le chemin. Pour rejoindre le Père, il nous faut rejoindre le Fils, le Christ., notre Seigneur.

Comprendre avec notre intelligence déductive ne suffit plus. Pas plus d’ailleurs que de voir seulement : »Montre-nous le Père, cela nous suffit. » lui dit Philippe. Il n’est pas question de voir pour voir. La foi n’est pas une constatation ou une évidence au terme d’un raisonnement.

C’est une connaissance plus intime que seule la foi réalise. « Vous me connaissez. » (Jean 14. 9) Une foi qui saisit toute la personne à laquelle on adhère et qui détermine non seulement des convictions mais détermine le sens de notre vie, nous saisissant à notre tour en nous donnant la plénitude spirituelle et le dynamisme de notre action. C’est une communion parce qu’elle est rencontre personnelle.

JE REVIENDRAI VOUS PRENDRE AVEC MOI

Dans sa lettre, saint Pierre exprime d’une autre manière cette communion en Dieu et avec nos frères. Le Christ est la pierre vivante. Nous le sommes également. Le Christ s’est présenté en offrande à son Père. Nous aussi présentons des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter, non pas en raison de nos mérites, mais à cause du Christ-Jésus. (1 Pierre 2. 5)

Jésus l’ avait dit à Pierre : » Celui qui croit en moi, accomplira les mêmes oeuvres que moi. » (Jean 14. 12) « Vous êtes chargés d’annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1 Pierre 2. 9)

« Les merveilles « … Au travers de ces mots nous sentons l’enthousiasme contenu, la joie profonde de Pierre qui a connu ces moments de rencontre, « d’admirable lumière » qui répondaient à sa quête de la vie : Je vous ai dit cela pour que la joie qui est la mienne soit en vous, en plénitude » (Jean 15. 11, Jean 17. 13).

Nous aussi, nous aspirons au bonheur, nous sommes en quête d’un mieux vivre, nous voulons déployer notre désir dans des dimensions qui dépassent en espérance la réalité que nous vivons au quotidien. Nous le répétons en chaque Eucharistie : « Rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus-Christ, notre sauveur. » (Prière après le Notre Père)

Oui, nous ne pouvons plus désormais séparer la plénitude de notre bonheur de cet avènement du Christ en nous et en nos frères.  » Là où je suis, vous serez vous aussi. » (Jean 14. 2), à la Croix, à la Résurrection, dans la Gloire. (Jean 17. 22 et 23)

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En les éclairant les uns par les autres, ces textes nous apportent une richesse immense. Ils ne sont pas à commenter. Ils sont à pénétrer.

Par exemple, la juxtaposition du chapitre 14 avec le chapitre 1er de ce même Evangile.. « A ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu… De sa plénitude, nous, nous avons reçu grâce sur grâce. » (Jean 1. 12 à 17)

Alleluia ! alleluia ! « Tu nous fais participer à ta propre nature divine. » (Prière sur les offrandes de ce dimanche)

Père Jacques Fournier
En proposant diverses lignes de réflexion, ces textes veulent être une réserve de "matériaux" , de "suggestions", pour permettre à chacun , selon le "charisme", une ou plusieurs méditations. Leur auteur a sa vie spirituelle. Chacune et chacun des lecteurs a la sienne selon la grâce de Dieu. Ces textes peuvent également servir à préparer les homélies des dimanches et fêtes à venir, chaque paragraphe formant un tout en soi.
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