Conseil d’Eglises Chrétiennes en France

Le 13 mai 2000

Avec bon nombre des autres responsables des Églises chrétiennes en France, nous venons de nous retrouver à Lyon pour écouter la Parole de Dieu. C’est la foi au Christ ressuscité qui nous a rassemblés ici, cette foi qui s’appuie sur la foi des Apôtres et qui est venue jusqu’à nous à travers les générations de disciples de Jésus.

Nous souhaitons d’abord rendre grâce à «Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, (qui) nous a bénis de toutes bénédictions spirituelles aux cieux dans le Christ» (Ep 1,3). Nous lui rendons grâce pour son amour et sa fidélité envers son Peuple. Nous lui rendons grâce «parce qu’il nous appelle à avoir part à l’héritage des saints dans la lumière » (Col 1, 12). Nous lui rendons grâce parce qu’il y a deux mille ans, il a envoyé en notre monde et en notre histoire son Fils, qui a donné sa vie pour nous sauver.

Nous rendons grâce à Dieu notre Père parce qu’à travers les dédales de l’histoire, il conduit invisiblement l’Église dans la force de l’Esprit de Pentecôte, pour qu’elle témoigne de l’Évangile de la grâce.

Nous rendons grâce à Dieu notre Père, parce qu’à l’époque qui est la nôtre, l’Évangile a déjà atteint les extrémités de la terre; parce que nous avons commencé, nous qui sommes nés d’un même baptême et qui pourtant sommes divisés, à accueillir de façon nouvelle la grâce de l’unité; parce que beaucoup de chrétiens essaient de rejoindre les croyants des autres religions pour le service de la justice et de la paix.

Nous savons que notre histoire de disciples est marquée par le péché: péché des divisions qui nous ont séparés et éloignés les uns des autres; péché d’égoïsme ou de repli à cause duquel beaucoup de souffrances auraient pu être apaisées et ne l’ont pas été; liens de soumission à des pouvoirs, à cause desquels a été entravée la liberté de l’Évangile; oubli de ce que la vérité et la charité ne sont pas séparables et que la vérité ne peut s’imposer que par la force de la vérité elle-même.

Ensemble, nous qui savons que nous ne sommes pas meilleurs que nos pères, nous demandons au Père de toute miséricorde de nous accorder sa bienveillance et son pardon prévenant. Qu’Il nous donne une plus grande fidélité à sa Parole, pour que nous soyons miséri-cordieux comme il est miséricordieux (cf. Luc 6, 36), lui qui «fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants et pleuvoir sa pluie sur les justes et sur les injustes» (Matthieu 5, 45).

Ensemble, nous voulons redire notre engagement dans l’accueil de la communion et la recherche de l’unité. Nous voulons redire notre désir d’une présence active et vigilante, patiente et tolérante, de nos communautés au monde de ce temps, afn que nous agissions avec tous les hommes de bonne volonté en faveur d’une humanité réconciliée. Nous voulons redire notre désir de contribuer à ce que chaque être humain soit reconnu dans son inaliénable dignité et puisse savoir qu’il a aux yeux de Dieu un prix unique.

En ce jour de prière fraternelle, réunis en cette ville de Lyon dont l’histoire a été fécondée par le sang des martyrs, nous demandons à l’Esprit Saint de nous donner l’assurance sans laquelle nous ne pourrions annoncer l’Évangile. Nous lui demandons le courage des vrais témoins, de ceux qui savent le prix de l’événement qui est au cœur de l’histoire:«Le verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous.»

Mgr Louis-Marie Billé
Archevêque de Lyon
Président de la Conférence des évêques de France

M. le Pasteur Jean-Arnold de Clermont
Président de la Fédération protestante de France

Mgr Jérémie
Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France

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