Frédérique, responsable de la pastorale des migrants

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Frédérique Bolle-Redat est déléguée diocésaine à la solidarité. Nous l’avons rencontrée dans la Maison de la Diaconie, ancienne résidence de prêtres devenue sous l’impulsion de Monseigneur Blanchet en 2018 un espace paroissial que se partagent associations de solidarité, mouvements, colocation étudiante et où sont accueillies des personnes en fragilité et des migrants. Beaucoup de choses se donnent à vivre dans cette maison. « Dans la rencontre, on découvre. Dans la rencontre, on accueille ! », telle serait la devise de Frédérique, si elle devait en avoir une.

Portée d’entrée chaleureuse au cœur du tissu paroissial

Inauguration de la Maison de la Diaconie en présence de Mgr Blanchet en 2018

Inauguration de la Maison de la Diaconie en présence de Mgr Blanchet en 2018

Cette maison de la Diaconie, grâce à la présence d’associations de solidarité et du Secours Catholique en particulier, est une porte d’entrée dans les paroisses pour les personnes migrantes. « Les gens qui entrent ici ne se posent pas de questions de compatibilités religieuses ! Ils poussent la porte car ils ont besoin d’un regard fraternel. » La pastorale des migrants peut alors travailler comme relais d’accompagnement spirituel : « On leur demande de quoi ils ont besoin, on leur indique les lieux de prière, on fait en sorte qu’ils ne restent pas sur eux-mêmes. » En 2014, un groupe d’une quarantaine de familles irakiennes est arrivé sur le Territoire de Belfort, ces familles ont été accompagnées par d’autres, conduisant ainsi à l’instauration d’une messe par mois dans leur langue et dans leur rite. Ces familles irakiennes se sont d’ailleurs beaucoup investies dans la Maison de la Diaconie, en installant la cuisine et l’électro-ménager.

Et puis la pastorale entretient le lien avec les paroisses, afin qu’elles aient toutes les solutions pour être le plus intégrantes possible.

Dans ce souci constant d’intégration, la pastorale des migrants prend une part active dans l’organisation de la fête des 40 ans du diocèse, avec notamment l’animation d’une chorale qui fera résonner des chants africains, irakiens lors de ce week-end important pour le diocèse. Un week-end jubilaire qui se voudra « de rencontres, car c’est dans la rencontre que naît la solidarité« , rappelle Véronique en citant le Pape. Des témoins fraternels, de toute confession, dont certains ont connu des moments de grande fragilité, seront présent pour faire part de ce qu’il est possible de faire dans la solidarité. Par ces témoignages de fraternité, la pastorale essaie doucement d’inviter les donateurs de biens à devenir des donateurs de temps, de moments fraternels.

Le sourire de Frédérique Bolle-Reddat accueille les personnes qui poussent la porte de la Maison de la Diaconie

Le sourire de Frédérique Bolle-Reddat accueille les personnes qui poussent la porte de la Maison de la Diaconie

Frédérique veut également nous parler des personnes pour lesquelles les mouvements de solidarité présents dans la Maison de la Diaconie n’ont pas de solutions, mais pour qui cette chaleureuse maison d’accueil est très important. « Je me souviens d’une dame, raconte-elle avec émotion, venue avec ses deux enfants en bas-âge et qui devait repartir dans son pays, Nous avons pris un café, je lui ai dit que je ne pouvais pas faire grand-chose de plus, elle m’a répondu que je ne me rendais pas compte à quel point ces trente minutes passées ensemble signifiaient beaucoup de choses pour elle ».

Porter le regard

Dans le bureau de Frédérique Bolle Reddat

Dans le bureau de Frédérique Bolle Reddat

Être au service, c’est le sens que Frédérique veut donner à cette mission qu’elle a acceptée avec joie en septembre 2018, après avoir été chef d’établissement scolaire catholique pendant 30 ans. « Ce qui nourrit ma mission, c’est m’ouvrir à l’Esprit, l’Esprit qui fait de grandes et belles choses dans le quotidien. » Elle prend pour exemple ce jour où, au même moment, sont arrivés à la Maison de la Diaconie, un jeune Marocain aveugle venu en France pour se faire opérer des yeux et un jeune infirmier soudanais. L’un avait besoin d’une aide pour sortir et se soigner, le second avait besoin de cours de français. « Il n’y a que l’Esprit qui pouvait les amener faire se rencontrer ici ! ». 

Frédérique et son équipe ont le souci de laisser à l’Esprit Saint la place d’agir. Et de porter un regard sans jugement, « presque d’homme à homme ».

 

« On doit vivre la rencontre de la fragilité de manière apaisée : on ne peut pas vivre la vie des autres, mais on peut les accompagner au mieux dans cette vie. »

Frédérique raconte être touchée par toutes les personnes en fragilité qu’elle rencontre : « Ces gens-là, par leur lecture de la vie, nous apportent beaucoup ». Tout comme sœur Emmanuelle, une grande figure qui a marqué son parcours et dont elle a eu la chance de partir sur ses traces en Égypte. Elle se souvient de l’Institut des sœurs infirmières, au milieu des poubelles du Caire, qui accueillait les enfants démunis et malades.

Noël, temps d’Espérance !

Durant le mois de décembre, la Maison propose des ateliers déco de Noël. « Ce sont des moments de partage, car Noël parle à beaucoup de gens. Une façon festive de parler de Jésus ! ». 

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