Assemblée plénière de printemps 2022 | Jour 2, mercredi 6 avril

8h30 | Laudes

Dans les cieux, Seigneur, ton amour ;
jusqu’aux nues, ta vérité !
Ta justice, une haute montagne ;
tes jugements, le grand abîme !

Psaume 35

9h | Suite de la séquence « écologie intégrale » : ateliers, proclamation de foi et propositions d’engagements pour les communautés catholiques de France

11h45 | Eucharistie en la basilique Notre-Dame du Rosaire

Homélie de Mgr Migliore, Nonce apostolique

Nous connaissons tous l’histoire des quatre jeunes hébreux (Daniel, Sidrac, Misac et Abdénago), amenés à la cour du roi Nabucodonosor. Pour rester fidèles à leurs traditions religieuses, ils avaient demandé à pouvoir manger seulement des légumes et boire de l’eau. L’intendant chargé de leur vie quotidienne craignait la colère du roi pour le cas où un régime aussi basique eut épuisé la santé de ces jeunes gens. Mais, après quelque temps, le roi lui-même se réjouit de les voir en parfaite forme physique.

Aujourd’hui, certains les considèrent comme les précurseurs de la tendance actuelle à promouvoir l’harmonie et l’interdépendance entre les différentes formes de vie sur la terre.

En ces temps sombres, parler d’écologie comme nous l’avons fait hier et aujourd’hui peut paraître une forme d’aliénation face à la dure réalité mondiale. Nous sommes plutôt convaincus que tout cela a un sens profond.

Désormais, nous avons compris que tout était lié et que nous vivions non pas plusieurs crises distinctes, mais une seule, socio-environnementale. L’éducation au respect de la création est en même temps un chemin vers une véritable fraternité et un monde de paix. Ne pas se résigner au mal, à l’inéluctable, au pouvoir des bombes, à la cruauté insensée de la guerre, fait partie de cet engagement obligatoire. Au cours d’un voyage au cœur de l’Afrique, le Pape François disait que même « planter un arbre nous pousse à continuer à faire confiance, à espérer et surtout à s’engager concrètement pour transformer toutes les situations d’injustice et de dégradation dont nous souffrons aujourd’hui ».

Puis il y a les paroles claires et exigeantes de l’Évangile d’aujourd’hui. Jésus dit à ceux qui l’entourent : « Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. La vérité vous rendra libres.

L’évangeliste Jean affirme que la vérité est la Parole de Dieu, le dévoilement même de Dieu, la révélation que Jésus Christ fait de lui-même.

Selon cette conception, la vérité nous précède, nous dépasse, alors que nous marchons à sa recherche. La vérité « on ne l’a pas », dans la vérité « on est ». C’est comme dans une mer dans laquelle on plonge ou on navigue.

Par conséquent, quand nous disons que les chrétiens, et en particulier nous les évêques, sommes appelés à être témoins de la vérité, nous nous référons surtout à cette tradition qui s’incarne ainsi : nous sommes les témoins de la Parole de Dieu que nous vivons nous-mêmes, qui s’est faite connaître dans toute sa beauté et efficacité, qui se traduit dans les relations avec Dieu et toutes les personnes, dans toutes les dimensions de la vie sociale.

En parlant du Christ Ressuscité et de la mission confiée aux disciples, l’évangéliste Marc écrit : «Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. » (16,20).

Substantiellement, témoigner de la vérité est d’abord une expérience personnelle et communautaire, ensuite parole et action, voix et mains.

14h45 | Office du milieu du jour

De tout mon cœur, je te cherche ;
garde-moi de fuir tes volontés.
Dans mon cœur, je conserve tes promesses
pour ne pas faillir envers toi.

Psaume 118-2

15h | Temps de travail des évêques à huis-clos : échanges sur l’actualité

16h30 | Office du soir

Qu’une armée se déploie devant moi,
mon cœur est sans crainte ;
que la bataille s’engage contre moi,
je garde confiance

Psaume 26

16h45 | Mise en œuvre des résolutions de lutte contre les violences et agressions

Les évêques accueillent dans l’hémicycle :

  • Marie Derain de Vaucresson, présidente de l’INIRR (Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation), qui vient rendre compte de ce qui a été mis en place ces derniers mois pour permettre aux personnes victimes de se manifester à cette instance votée par les évêques en novembre 2021.
  • Gilles Vermot-Desroches, Président du Fonds SELAM, fonds de réparation financière et de financement des mesures de prévention, qui a été abondé à hauteur de 20 millions d’euros à ce jour.
  • Le Coordinateur des neuf groupes de travail qui œuvrons à continuer la réception des recommandations portées au jour par le rapport de la CIASE. Ces neufs groupes ont été votés par les évêques de France en novembre 2021.

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18h | Temps de travail des évêques à huis-clos autour de la formation des prêtres

Le séminaire GFU (Groupe de Formation Universitaire) a été fondé en 1967. C’est un séminaire catholique français de 1er cycle qui forme des étudiants qui suivent des cours profanes et qui veulent devenir prêtres diocésains. Les évêques réfléchissent à la manière dont adapter son organisation à la nouvelle ratio nationalis promulguée en février 2022, pour que le GFU continue à être une des propositions de formation des prêtres.

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