Benoîte Rencurel : la bergère qui a parlé au Ciel pendant 50 ans !
Situé au cœur des Hautes-Alpes, le sanctuaire de Notre-Dame du Laus tire son origine d’une expérience mystique exceptionnelle vécue par une jeune bergère, Benoîte Rencurel. Entre 1664 et 1718, celle-ci fut le témoin d’apparitions mariales quotidiennes s’étendant sur une durée record de 54 ans. Aujourd’hui, le sanctuaire est un haut-lieu de la spiritualité catholique. Les apparitions ont été officiellement reconnues par l’Église en 2008, et Benoîte a été déclarée vénérable en 2009. Ce patrimoine spirituel continue d’attirer des milliers de visiteurs en quête de paix et de renouveau intérieur.
Vie de Benoîte Rencurel
Les apparitions à Notre-Dame du Laus ont été reconnues officiellement en 2008
Six-mille pèlerins et une trentaine d’évêques avaient assisté à la messe au cours de laquelle l’évêque de Gap et d’Embrun a proclamé la reconnaissance officielle du caractère surnaturel des apparitions de Notre-Dame du Laus : « Je reconnais l’origine surnaturelle des apparitions et des faits vécus et relatés par la jeune bergère, Benoîte Rencurel, survenus entre 1664 et 1718 ».
« Ici, Benoite Rencurel a été guidée par le signe du parfum, des odeurs, vers Marie tout d’abord, puis de manière plus unique, plus suave, plus irrésistible vers la Croix d’Avançon, où le Christ crucifié et tout sanglant lui apparaît, lui disant qu’il ne souffre plus ainsi, mais qu’il se montre ainsi à elle pour lui faire voir ce qu’il a souffert pour les pécheurs et l’amour qu’il a eu pour eux, a ajouté Mgr Georges Pontier lors de son homélie. Benoîte en sera bouleversée, éclairée. Sûrement elle avait déjà entendu tout cela, comme nous d’ailleurs. Mais là, il lui est donné de consentir à ce mystère de l’amour infini, de l’amour sauveur. Il lui est donné de percevoir le drame du péché qui abîme l’homme et défigure l’humanité. Il lui est donné de réaliser que si le drame du péché est bien là, la miséricorde de Dieu y est bien plus encore. »
Chaque année, 120 000 pèlerins fréquentent le lieu de pèlerinage dont le message évangélique a une véritable signification aujourd’hui : « Benoîte, par ses si nombreux dialogues avec la Mère de Dieu, a été formée pour entendre l’écho de la vie divine, remarque le P. Bertrand Gournay, recteur du sanctuaire. L’autre n’est plus alors un adversaire ou un inconnu. L’autre devient le frère ou la sœur. La prière de Benoîte est ainsi toute tournée vers la rencontre de l’autre dont elle porte la vie et intercède pour les souffrances. »










