L’Église ouvre ses portes aux familles

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Maisons des familles ou de la famille. Sous un même nom se cachent des façons de faire différentes mais un souci commun de soutien à la parentalité et de promotion de la bonne nouvelle du mariage. Par Chantal Joly.
À Lyon (photo), dans le quartier en plein renouveau de la Confluence, le diocèse aussi innove. « Tous les sondages plébiscitent la valeur « famille ». Cette maison cherche à être une vitrine grand public des nombreux outils fabuleux que l’Eglise propose en interne pour aider à une vie familiale de qualité dans la durée », explique Thierry Veyron la Croix, co-responsable avec son épouse Frédérique. Des mamans voilées venues pour le soutien scolaire y côtoient les groupes « Coeur de mamans » (parents d’enfants handicapés) ou ceux des ateliers du CLER. Des personnes viennent au point écoute ou aux consultations des professionnels (conseil conjugal, médiation familiale). La paroisse Ste Blandine, la Maison, le foyer paroissial et le restaurant ouvert en partenariat avec les Apprentis d’Auteuil, forment un ensemble cohérent. Le couple responsable du foyer paroissial habite la maison, les paroissiens voisins s’investissent comme bénévoles et les propositions faites aux familles en semaine et le samedi matin s’affichent sur l’écran géant du restaurant. Bientôt des dîners de la St Valentin…

À Annecy, la plaquette municipale recensant tout ce qui concerne la famille n’a pas oublié le 12, rue Jean-Jacques Rousseau. « Nous avons le soutien des élus. Nous sommes contents d’être à leurs côtés pour ce service », commente Elisabeth Bénichou, sa responsable, du Service diocésain de la pastorale de la Famille. Dans la grâce de la démarche synodale, Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy, avait lancé le projet en octobre 2012. Le 20 avril 2013, journée portes-ouvertes, une centaine de visiteurs découvraient le bâtiment rénové par Habitat et Humanisme. « C’est émouvant ce signe de la diaconie de l’Eglise au cœur de la ville », souligne Elisabeth qui témoigne d’une « vraie synergie » permise par ce lieu porté par une quinzaine de mouvements et animé par des bénévoles et des professionnels. Dans les projets : des cafés-parents, un point d’écoute jeunes, des conférences…. Pour l’instant, la Maison de la Famille est ouverture trois jours par semaine. D’autres confessions chrétiennes – Réformés et Evangéliques – ont manifesté leur intérêt. Une brèche, peut-être, vers « un œcuménisme du quotidien ».

Dans le diocèse de Versailles, si la Maison diocésaine de la vie et de la famille, décidée en octobre 2011 après le synode, n’est pas encore opérationnelle, le projet a été validé par Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles. Une « maison dans les murs et hors les murs ouverte à temps et à contre-temps car, sans prétendre tout solutionner, on veut répondre présent « , résume Quidi de Saint Sauveur, la responsable de l’équipe de six personnes qui y a réfléchi. Pas d’ambiance ni d’horaires de bureau mais une « vraie » maison conviviale, avec un foyer habitant sur place, qui affichera clairement la couleur (avec un oratoire) tout en pratiquant « un accueil inconditionnel » (y compris adapté à des personnes à mobilité réduite). Et ce pour des consultations avec des professionnels comme pour des temps de fête intergénérations notamment. Deux points de vigilance originaux : l’attention aux équilibres de vie et le soutien des soignants. Sont aussi prévus des propositions délocalisées par doyennés, un « site Internet réactif » et une ligne téléphonique ouverte généreusement.

Plus d’initiatives au service des familles

Sur le terrain des anciennes friches Renault, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Mgr Gérard Daucourt, évêque de Nanterre, a posé le 23 novembre 2012 la première pierre de l’espace St François de Sales, un bâtiment à double vocation : Maison d’Église de Boulogne et Maison des Familles du diocèse. Le lieu devrait être inauguré dans environ un an, les activités régulières démarrant réellement en septembre 2014.

À signaler aussi l’existence, derrière la gare de Grenoble, d’une Maison à destination de familles vivant des précarités, en partenariat avec le Secours Catholique et les Apprentis d’Auteuil. Située initialement à Seyssins, elle occupe depuis septembre 2011 un bâtiment de la paroisse Jean XXIII-Relais St Bruno. L’équipe de deux salariés et 13 bénévoles propose un café-accueil ainsi que des temps de détente (jeux, goûters-anniversaires, musique) et surtout de parole (intergénérationnels et inter-parentaux) pour créer des liens et des échanges de compétences.

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