Jésus en questions

Qui est Jésus ?

Il peut paraître difficile de reconnaître Dieu sous le visage humain de Jésus venu parmi les hommes il y a 2000 ans. Pourtant, seul Jésus nous fait connaître véritablement Dieu, Père de tous les hommes. Le chemin du chrétien rencontre celui de Jésus qui dit de lui-même « Je suis le chemin ».Il s’appelle Jésus

Cela veut dire « Dieu sauve ». Son nom est déjà un programme, une mission à réaliser. Il est né à Bethléem en Judée au sud de la Palestine. Ses parents, Joseph et Marie, habitaient Nazareth en Galilée. Jésus a pratiqué le métier de menuisier charpentier. Il l’a exercé jusqu’à l’âge de trente ans environ.
C’était un homme sensible aux choses de la vie quotidienne.

Jésus a vraiment existé

Les Evangiles sont les sources essentielles de nos connaissances sur jésus. Même s’ils ne sont pas uniquement une information, historique, leur témoignage est solide. L’existence de Jésus n’est pas mise en doute aujourd’hui.
Certains historiens des premiers siècles l’attestent (Tacite, Suétone, Pline, des Romains et Flavius Josèphe, un Juif).
Mais cela n’implique pas que tous soient obligés de croire en lui et de le reconnaître comme Fils de Dieu.

Jésus est un Juif pratiquant

Comme beaucoup d’autres Juifs, il connaissait par cœur les psaumes (prières contenues dans l’ancien Testament). Le jour du sabbat, il se rendait à la synagogue (maison de prière) avec ses parents. Tous les ans, il fêtait la pâque en mémoire de la libération de son peuple (sortie d’Egypte au temps de l’Exode).
Dans leurs rencontres de prière, les juifs relisaient leur histoire dans la Bible pour garder en mémoire tout ce que, depuis toujours, Dieu avait fait pour eux. Jésus partageait ainsi la foi et la longue histoire des fils d’Abraham.
Il a reçu la Torah (autre nom de la Bible juive) comme Parole de Dieu. Il y a découvert la vocation de son peuple où s’inscrit sa propre mission.

Jésus appelle les hommes à le suivre

Après trente ans de « vie ordinaire » à Nazareth, Jésus quitte la maison, s’établit à Capharnaüm, au bord du lac de Tibériade et appelle douze compagnons. Ce chiffre 12, évoquant les douze tribus d’Israël, symbolise le peuple de dieu que Jésus vient rassembler.
Avec eux, Jésus parcourt le pays pour annoncer l’amour de Dieu et appeler à la conversion.
Ils seront les témoins privilégiés de tout ce qui va se passer au cours de ses trois années de vie publique.
Après sa mort, habités par l’Esprit, ils continuent le ministère de Jésus. Ils reçoivent le nom d’ « apôtres ». Aujourd’hui, c’est sur leur témoignage que repose notre foi. Avec eux naîtra l’Eglise.

Jésus révèle le vrai visage de Dieu

Jésus conteste souvent l’image que les gens se font de Dieu. En même temps, il libère de leurs craintes tous ceux qui se croient écartés de lui. Jésus, comme Dieu lui-même, voit le fond des cœurs. Il discerne ce qui est simple tradition humaine et ce qui est Vérité.
Mais le plus important tient à la personne de Jésus : entre Lui et Dieu, il n’est que confiance totale et communion. Jésus affirme : « Moi je connais Dieu, parce que je viens d’auprès de Lui et c’est Lui qui m’a envoyé ». (Jn, 7, 29)
Jésus ne se situe pas uniquement en tant que prophète transmettant la Parole de Dieu.
Il est lui-même « Verbe de Dieu », parole vivante qui « dévoile » la présence indéfectible de Dieu dans notre monde.

Es-tu celui qui doit venir ou devons nous en attendre un autre ?

Cette question de Jean le Baptiste résume le questionnement des Juifs à l’égard de Jésus. Tous attendaient un envoyé de Dieu, digne de recevoir l’onction d’huile, symbole de l’Esprit de Dieu. Le titre de « Messie » en hébreu ou de « Christ » en grec signifie : l’oint, le consacré.
Jésus, pour les Chrétiens est bien le Messie annoncé par les prophètes. Mais dans son peuple, Jésus ne fait pas l’unanimité.
Certains le voyaient davantage sous les traits d’un chef religieux et politique, assurant l’autonomie nationale d’Israël.
Jésus répond : « Mon Royaume n’est pas de ce monde ».
Comment en effet, admettre un Messie vulnérable, acceptant la souffrance et la mort sur une croix ?

Les Chrétiens connaissent Jésus par les Evangiles

Jésus et ses proches n’ont pas consigné par écrit l’annonce de la Bonne Nouvelle. Elle est demeurée une proclamation orale longtemps après la mort de Jésus.
Entre les années 70 à 100, quatre évangélistes, Matthieu, Luc, Marc et Jean ont écrit sous forme de récits ce qui leur est apparu important de garder en mémoire. Les Evangiles ne se présentent donc pas seulement comme des livres historiques, mais des relectures de l’événement « Jésus » et de la portée de son message pour l’accomplissement de la promesse de Dieu.
Les Evangélistes s’adressent à des croyants d’origine diverse. Ainsi chaque récit a ses particularités.

Saint Matthieu, écrit en Syrie et en Palestine pour des Chrétiens qui viennent du Judaïsme (vers 80)

Saint Marc, disciple de Pierre, écrit à Rome pour d’anciens païens de culture romaine (vers 70)

Saint Luc, disciple de Paul, écrit à Antioche pour des communautés de culture grecque (80-90)

Saint Jean écrit pour une communauté d’Ephésiens pétris de philosophie grecque ( entre 80 et 100)

En lisant les Evangiles, nous ne sommes pas seulement informés sur la vie de Jésus et des apôtres. La mémoire écrite de ce passé nous restitue un message, des événements, un engagement décisif de Dieu dans l’histoire qui sont actuels. Jusqu’à la fin des temps cette mémoire concerne tous ceux qui croiront en Jésus. Aujourd’hui comme hier, les Chrétiens reconnaissent en Jésus le fils de Dieu.

Source : Matins d’Evangile, parcours catéchuménal pour adultes, Service national de la catéchèse et du catéchuménat

Qu’est-ce que l’Incarnation ?

C’est le premier sens de la fête de Noël. Marie, la mère de Jésus, accouche à Bethléem : « Elle enfanta son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’ils manquaient de place dans la salle ». Il n’y a pas de place pour la naissance de Jésus. Dieu se fait homme, et aucun lieu pour l’accueillir !

Les chrétiens considèrent la naissance de Jésus comme la naissance du propre Fils de Dieu. C’est ce qu’on appelle l’ « incarnation » (un mot qui signifie : « dans la chair ») : Dieu vient dans la chair humaine. Il se fait vulnérable, fragile comme l’est un bébé dépendant totalement de sa mère. Il vit une vie d’homme. Puis il souffre et meurt en supplicié. Jésus est bien un Dieu inattendu !

« Le Verbe s’est fait chair » (évangile de Jean). Dieu, par Jésus, parle « en chair et en os ». Dieu vient au plus proche de l’humain, dans la condition même de l’humanité.
Cette révélation de Dieu n’est reconnue que par les chrétiens. Juifs et musulmans, s’ils reconnaissent en Jésus un prophète, ne croient pas qu’il puisse être le Fils de Dieu lui-même.

Source : Site du diocèse d’Annecy

Jésus, vrai homme et vrai Dieu ?

Vous les chrétiens, vous croyez que Jésus est à la fois un homme et Dieu… Explique-moi cette drôle de croyance !

« Lui, le Fils de Dieu, s’est fait vraiment homme, notre frère, sans pour autant cesser d’être Dieu » : voilà ce qu’écrit le catéchisme catholique à propos de Jésus-Christ.

Pourtant, Jésus est un homme comme toi et moi !

Jésus est né il y a 2000 ans à Bethléem, près de Jérusalem. Sa mère Marie et son père adoptifs Joseph, l’ont éduqué dans la foi juive. Jusqu’à 30 ans, Jésus a vécu une vie ordinaire. C’est alors qu’il a commencé à parcourir le pays d’Israël pour annoncer la venue de Dieu. Jésus parlait de Dieu d’une manière extraordinaire et il accomplissait des guérisons surprenantes. Tout le monde se demandait : « Qui est cet homme étonnant ? Comment est-il aussi proche de Dieu ? » … ses disciples, eux, ont commencé à comprendre qu’en voyant Jésus, ils voyaient le reflet de Dieu.

Mais un homme qu’on prend pour un dieu, c’est le gourou d’une secte…

Jésus ne s’est jamais comporté en « gourou » : il est resté pauvre, n’a jamais agi par intérêt personnel ni cherché à dominer. Un jour, Jésus a demandé à ses disciples : « Pour vous, qui suis-je ? ». Pierre a alors exprimé librement sa foi en répondant : « Tu es le Messie, le Fils de Dieu ».

Comme tous les croyants, ils attendaient un « Messie » qui règlerait tous leurs problèmes !

A l’époque, Israël était occupé par Rome et beaucoup de juifs attendaient un libérateur envoyé par Dieu, le « Messie » (mot traduit en grec par « Christ »). Ce Messie puissant vaincrait les Romains. Mais Jésus, au contraire, s’est présenté comme un Messie humble, venu pour servir : il est né dans une étable, il côtoie les pauvres, il refuse la violence. Cela nous oblige à remettre en question nos idées sur Dieu !

Jésus refusait la puissance, mais alors quelle « preuve » de sa divinité a-t-il donné ?

Jésus parlait avec sagesse de la Loi juive*, comme les rabbins… Puis il a fait des gestes étonnants, les miracles, comme les prophètes**. Tout cela restait encore au niveau d’un homme religieux exceptionnel. Il est alors allé beaucoup plus loin : Jésus a guéri un homme paralysé et surtout pardonné ses péchés, selon la foi juive, Dieu seul peut faire cela ! Il a déclaré qu’il était maître de la Loi, Dieu seul peut faire cela ! Tout cela, ses disciples l’ont compris peu à peu… sans réussir encore à croire complètement.

Qu’est-ce qui leur manquait pour croire ?

Jésus, cet homme qu’ils ont suivi, qu’ils ont écouté avec ses paroles si différentes et si éclairantes, qu’ils ont vu à l’œuvre, qu’ils ont vu à l’œuvre avec ses guérison, qu’ils ont vu prier, qu’ils ont pourtant abandonné lors de son arrestation… cet homme, les disciples l’ont rencontré vivant, ressuscité, après sa mort : ils ont alors reconnu que jésus est le Fils de Dieu, depuis toujours et pour toujours.

Si Jésus est le « Fils de Dieu », alors il remplace Dieu ?

Pas du tout ! Jésus appelait Dieu son « Père » et même « papa », ce que personne ne faisait alors. Il a toujours dit : je viens faire la volonté de Dieu mon Père, parce que je suis uni à lui d’une manière unique. A Noël, ce n’est pas seulement la naissance d’un homme célèbre que nous fêtons, mais celle du Fils de Dieu venu sur terre.

« Fils de Dieu »… alors Dieu a un enfant ? Bizarre !

Jésus utilise ces mots humains pour faire comprendre sa relation unique avec son « Père » céleste. Dieu est invisible mais Jésus nous le fait voir : il est le visage de Dieu sur terre, la Parole de Dieu parmi nous, « en lui Jésus, dans son propre corps, habite la plénitude de la divinité ». Jésus lui répond : « Tu ne m’as pas encore reconnu ! Celui qui m’a vu a vu le Père ».

Mais j’ai l’impression que cette « reconnaissance » n’est pas partagée par tous…

C’est vrai. Aucune autre religion n’ose affirmer cela ! Cette découverte s’oppose à ce que nous pensons spontanément de Dieu, Pour beaucoup, Dieu est loin, dans les nuages : il ne peut pas venir sur terre partager notre vie. Pourtant, la foi chrétienne affirme : « Par l’Esprit saint, le Fils a pris chair de la vierge Marie et s’est fait homme ». Il a tout partagé de notre condition humaine, sauf le péché.

Tu dis que jésus n’a jamais « péché » : il n’était pas complètement humain alors !

Le péché, c’est ce qui nous fait « chuter », ce qui s’oppose à l’Amour tel que Dieu nous le propose : le don de soi, la fidélité, le pardon. Jésus a été tenté, mais il n’a jamais commis le mal car l’Amour de Dieu l’habite totalement. Et nous ? Faut-il commettre le mal pour être humain ? Quelle triste idée ! Au contraire, Jésus nous apprend qu’être vraiment humain, c’est lutter contre tout ce qui fait « chuter », c’est découvrir que Dieu nous rend capables d’aimer totalement.

Encore un problème : si Jésus est le Fils de Dieu, il ne peut pas mourir…

Les disciples ont dû penser cela aussi ce vendredi où Jésus est mort sur une croix, comme un bandit. Quel échec en apparence ! Pourtant le dimanche suivant, les disciples rencontrent Jésus ressuscité, rempli d’une vie nouvelle, la vie éternelle de Dieu. Alors ils comprennent que Jésus est vraiment le Fils de Dieu. C’est ce témoignage fondamental que les chrétiens transmettent et qui leur fait voir la vie autrement…

En quoi cela fait voir la vie autrement ?

La vie n’est plus arrêtée par la mort. En ressuscitant Jésus, la force de l’amour de Dieu a vaincu la mort ! Les disciples, se souvenant de tout ce qu’ils avaient vécu avec Jésus, ont pris conscience que cette force de Dieu l’avait toujours habité. Tout devenait clair ! Le refus de Jésus d’une puissance guerrière, sa préférence pour les malades et les rejetés, même son acceptation de la mort sur la croix, révèlent la puissance de l’Amour de Dieu. Si j’ouvre mon cœur, cette puissance agira aussi dans ma vie.

Je ne comprends pas tout… toi aussi, tu sembles chercher à comprendre ce que tu crois…

Ma foi chrétienne semble « incroyable », et pourtant je crois encore, de plus en plus. Elle me questionne sans cesse, c’est le mystère d’une Présence, à explorer plus qu’à résoudre. Jésus m’invite à reconnaître Dieu comme un « Père » aimant et à reconnaître tout homme comme un frère à respecter. Cela me pousse à essayer de construire un monde plus humain, plus digne de Dieu. Du moins, je l’espère…

*Loi : Les « dix commandements » et d’autres règles, donnés par Dieu au peuple juif par l’intermédiaire de Moïse.
**Prophète : homme qui reçoit un message divin à transmettre.

Source : Site du diocèse de Nanterre

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