Sud-Soudan

Dans la nuit du 25 au 26 juin, un avion Antonov du gouvernement de Khartoum a largué, à Ikotos, quatre bombes sur la résidence de Monseigneur Johnson Akio Mutek, évêque auxiliaire du Diocèse de Torit. Cette attaque a blessé de nombreuses personnes et causé des dégâts importants. Le samedi 29 juin, cette résidence a été bombardée à nouveau, la réduisant à néant.

Dans le même temps, des bombardements ont eu lieu à Isoke (48 km à l’Est d’Ikotos), touchant essentiellement les infrastructures gérées par le Diocèse de Torit, dont deux écoles qui accueillent près d’un millier d’enfants.

Le diocèse de Torit au Sud Soudan, frontalier de l’Ouganda, du Kenya et de l’Ethiopie est partagé depuis plusieurs années entre des zones sous contrôle gouvernemental (dont Torit) et d’autres contrôlées par la rébellion (dont Narus, nouveau siège du diocèse). Ses équipes constituent le principal acteur humanitaire de cette zone.
Depuis la reprise de la ville de Kapoeta par le SPLA, il y a deux semaines, le gouvernement bombarde régulièrement la région, ciblant particulièrement les infrastructures sociales et de santé, gérées par le Diocèse. Selon les dernières informations, des bombardements sur la ville de Kapoeta, lundi 1er juillet dans la matinée ont fait 9 morts et 5 blessés graves parmi la population civile.

Ces événements interviennent alors que les belligérants sont engagés dans une session de cinq semaines de pourparlers de paix à Nairobi (Kenya), sous les auspices de l’IGAD (Inter-Governmental Authority for Development).

Lors d’une conférence de presse tenue le 3 juin dernier au CCFD, Mgr Taban (évêque de Torit) avait fait part de son inquiétude quant à l’imminence de bombardements sur son Diocèse ; il avait également invité la France à soutenir le plan de paix pour le Soudan élaboré par l’IGAD à l’instar des engagements diplomatiques américains, britanniques et norvégiens.

Le CCFD et le Secours Catholique/Caritas France qui soutiennent les actions du Diocèse de Torit depuis de nombreuses années, ainsi que Soudan Solidarité et Vigilance Soudan, demandent l’arrêt des bombardements de cibles civiles et l’envoi d’observateurs internationaux sur le terrain afin de rendre compte de l’effectivité de ces mesures.

Depuis le début de la guerre en 1983, on estime qu’environ deux millions de personnes parmi les populations civiles du Sud Soudan ont trouvé la mort du fait des affrontements entre les forces gouvernementales et la rébellion sudiste.

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