A Fatima, Benoît XVI réaffirme « une solidarité profonde entre tous les membres du Corps du Christ »

Le 12 Mai 2010, le Pape a gagné Fatima, localité de 8.000 habitants où la Vierge apparut en 1917 aux trois pastoureaux Lucia, Jacinta et Francisco, ces deux derniers ayant été béatifiés par Jean-Paul II en 2000. Devant la chapelle et la statue mariale, le Pape a prié et rappelé les trois visites de son prédécesseur, venu remercier la « main invisible » qui lui sauva la vie le 13 mai 1981.
Il a lu une prière dont voici le point central: « Je rends grâce, Mère bien-aimée, pour les prières et les sacrifices que les pastoureaux de Fatima faisaient pour le Pape, guidés par les sentiments que tu leur avais inspirés au cours des apparitions. Je remercie aussi tous ceux qui, chaque jour, prient pour le Successeur de Pierre et pour ses intentions afin que le Pape soit fort dans la foi, audacieux dans l’espérance et ardent dans l’amour. Notre Mère bien-aimée, je remets ici, dans ce sanctuaire, la Rose d’Or que j’ai apportée de Rome, en signe de gratitude de la part du Pape pour les merveilles que le Tout Puissant a accomplies à travers toi dans le cœur d’un grand nombre de pèlerins qui viennent ici dans ta maison ».

La principale préoccupation de tout chrétien, particulièrement de la personne consacrée et du ministre de l’autel, doit être la fidélité, la loyauté à sa propre vocation

Puis le Saint-Père s’est rendu à pieds à l’église de la Trinité pour présider les vêpres avec les prêtres, les séminaristes, diacres et religieux, auxquels il s’est adressé durant l’homélie: « A vous tous qui avez donné votre vie au Christ, je désire, ce soir, exprimer l’estime et la reconnaissance de l’Eglise… La principale préoccupation de tout chrétien, particulièrement de la personne consacrée et du ministre de l’autel, doit être la fidélité, la loyauté à sa propre vocation, en tant que disciple qui veut suivre le Seigneur… Cela suppose évidemment une vraie intimité avec le Christ dans la prière, puisque ce sera l’expérience forte et intense de l’amour du Seigneur qui devra conduire les prêtres et les personnes consacrées à correspondre de façon exclusive et sponsale à son amour ».

Rappelant ensuite qu’il existe « une solidarité profonde entre tous les membres du Corps du Christ », Benoît XVI a affirmé qu’il est « impossible de l’aimer sans aimer ses frères. C’est pour leur salut que Jean-Marie Vianney a voulu être prêtre… Chers frères prêtres…la fidélité à votre vocation exige courage et confiance, mais le Seigneur veut aussi que vous sachiez unir vos forces… Comme il est important de vous aider réciproquement par le moyen de la prière et par des conseils et des discernements utiles. Réservez toute votre attention aux affaiblissements des idéaux sacerdotaux ou bien au fait de se consacrer à des activités qui ne s’accordent pas complètement avec ce qui est le propre d’un ministre de Jésus Christ… Bien que le sacerdoce du Christ soit éternel, la vie des prêtres est limitée. Le Christ veut que d’autres perpétuent au long du temps le sacerdoce ministériel qu’il a institué. Maintenez donc, en vous et autour de vous, le désir de susciter avec l’aide de l’Esprit de nouvelles vocations sacerdotales parmi les fidèles ». Chers séminaristes, a poursuivi le Saint-Père, vous « qui avez fait le premier pas vers le sacerdoce…je vous encourage à être conscients de la grande responsabilité que vous devrez assumer. Vérifiez bien vos intentions et vos motivations. Consacrez-vous avec force d’âme et générosité d’esprit à votre formation. L’Eucharistie, centre de la vie du chrétien et école d’humilité et de service, doit être l’objet principal de votre amour ».

Sans Jésus nous ne pouvons rien faire de bon

Puis il a prononcé un acte de consécration des prêtres au Coeur immaculé de Marie: « Sans Jésus nous ne pouvons rien faire de bon. Par lui et en lui, pour lui seul, nous pouvons être des instruments de salut du monde. Epouse de l’Esprit, obtient pour nous le don inestimable d’être transformés dans le Christ. Par la puissance de l’Esprit qui étendit son ombre sur toi et te rendit mère du Sauveur, aide nous afin que son Fils naisse également en nous. Puisse ainsi l’Eglise se renouveler grâce à de saints prêtres, transfigurés par celui qui rend toute chose nouvelle… De ta puissante intercession, aide nous à ne jamais manquer à notre vocation, à ne jamais céder à notre égoïsme, aux attraits du monde et aux appels du Malin… Mère de l’Eglise, nous prêtres voulons être des bergers et non brouter pour nous mêmes. Nous voulons nous donner à Dieu pour nos frères, afin qu’ils trouvent leur félicité. Y compris par notre vie quotidienne, nous désirons répéter humblement, jour après jour, Seigneur me voici ».

Extrait du VIS (Vatican Information Service) du 13 mai 2010

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