A Jérusalem, le pape rencontre M.Shimon Peres, président de l’Etat d’Israël

Lundi 11 mai dans l’après-midi à Jérusalem, Benoît XVI s’est rendu à la résidence du Président de l’Etat d’Israël, M.Shimon Peres. Il a prononcé un discours en présence de quelque 300 personnalités politiques et religieuses. Extraits de son discours :

« Je prie chaque jour pour que la paix, née de la justice, revienne en Terre Sainte et dans toute la région, apportant la sécurité et une espérance renouvelée pour tous. La paix est avant tout un don divin. Promesse du Tout Puissant à l’humanité, elle est porteuse d’unité » a-t-il partagé avec l’assistance.
A l’adresse des responsables religieux, le Pape a dit « que la contribution spécifique des religions à la recherche de la paix se trouve essentiellement dans une recherche de Dieu authentique, ardente et unifiée« . Il faut donc « être attentifs au fait que toute division ou tension, toute tendance au repliement sur soi ou à la suspicion parmi les croyants ou entre des communautés, peut facilement conduire à une contradiction qui masque l’unité de Dieu, trahit notre propre unité et s’oppose à l’Unique qui se révèle lui-même comme celui qui est riche en grâce et en fidélité« .

Le véritable intérêt d’une nation toujours servi par la recherche de la justice pour tous

« La sécurité, le droit, la justice et la paix!« , a-t-il poursuivi, « dans le dessein de Dieu sur le monde, tout cela est inséparable… Il n’y a qu’une manière de protéger et de promouvoir ces valeurs, les mettre en pratique, les vivre! Aucune personne, famille, communauté ou nation n’est exemptée du devoir de vivre selon la justice et d’oeuvrer à la paix… Les valeurs authentiques et les buts d’une société, qui protègent toujours la dignité humaine, sont indivisibles, universels et interdépendants. Ils ne peuvent plus être respectés quand ils deviennent la proie d’intérêts particuliers ou de politiques sectorisées. Le véritable intérêt d’une nation est toujours servi par la recherche de la justice pour tous« .

Le pape s’est ensuite adressé aux familles de Jérusalem et d’Israël: « Quels sont les parents qui pourraient vouloir la violence, l’insécurité ou la désunion pour leur fils ou leur fille? Quel but politique humain peut-il être jamais servi par le conflit et la violence? J’entends le cri de ceux qui vivent dans ce pays et qui réclament la justice, la paix, le respect de leur dignité, la sécurité durable, une vie quotidienne sans crainte des menaces venant de l’extérieur ou d’une violence aveugle. Et je sais qu’un nombre important d’hommes et de femmes, de jeunes aussi, travaillent en faveur de la paix et de la solidarité à travers des programmes culturels et des initiatives qui manifestent concrètement compassion et souci de l’autre. Ils sont assez humbles pour savoir pardonner, ils ont le courage de saisir le rêve auquel ils ont droit« .
 

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