Mgr Pollien : « Je reste marqué par Christifideles Laici »

Evêque auxiliaire de Paris depuis 1996, Mgr Michel Pollien fêtera ses 75 ans au cours d’une messe d’action de grâce le 29 septembre 2012, à la cathédrale Notre-Dame, où il fut ordonné évêque en 1996 par le cardinal Lustiger, alors archevêque de Paris.
 

Vous avez été nommé évêque auxiliaire du cardinal Lustiger. En quoi a-t-il marqué votre ministère ?

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Incontestablement, c’est le cardinal Jean-Marie Lustiger qui, m’ayant appelé, m’a aidé à construire mon ministère épiscopal. Il m’a laissé une grande et fraternelle liberté de le vivre, dans une confiance pour laquelle je le remercierai toujours. J’ai plutôt un parcours un peu particulier et un peu spécifique, lié à l’Eglise en mouvements, à toute une époque post-conciliaire. Il m’a aidé à construire mon épiscopat tout en le respectant dans son originalité.
 

Vous étiez très en lien avec le monde ouvrier. Comment a-t-il évolué ?

Le monde ouvrier s’est beaucoup diversifié mais il existe encore aujourd’hui. Une masse de gens travaille dans la précarité. Certains n’ont pas de boulot, d’autres vivent avec peu d’avenir. Cette situation nous renvoie à l’attention que l’Eglise a toujours portée aux plus fragilisés dans la société.
 

Est-ce qu’une parole vous aide à traverser l’épreuve de la maladie ?

Je dirais : « Ma grâce te suffit » (2 Corinthiens 12, 9). Mais c’est assez difficile d’accueillir cette épreuve. Mon handicap limite beaucoup ce que je souhaiterais faire à la sortie d’une vie intense vécue dans le diocèse de Paris et dans mes responsabilités. J’aurais aimé continuer dans une vie dense personnelle et apostolique.
 

Que direz-vous aux Parisiens lors de la messe du 29 septembre ?

Ce que je leur ai dit quand j’ai été ordonné évêque : je les aime profondément ! Je voudrais témoigner de cette amitié et de cet amour que j’ai vécus, du bonheur de vivre ce ministère qui m’a été confié par l’Eglise, en signe de l’amour de l’Eglise pour les hommes. Je dirai ce qui a compté dans ma vie : la vie sacerdotale vécue avec les autres prêtres et les autres évêques, mais surtout la présence dans le monde des baptisés laïcs. Je reste marqué par Christifideles Laici (1988), sur la vocation et la mission des laïcs dans l’Eglise et dans le monde. C’est pour moi une source essentielle.

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