Renaître, un dispositif pour accueillir, écouter et accompagner

Dans la perspective de fin de mandat de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr) le 31 août 2026, les évêques de France ont voté, le jeudi 26 mars 2026, à une immense majorité, un dispositif d’accueil, d’écoute et d’accompagnement des personnes victimes de violences sexuelles, lorsqu’elles étaient mineures, de la part d’un clerc diocésain ou d’un laïc missionné par l’évêque, pour une mise en place au 1er septembre 2026.

Qu’est-ce que le dispositif « Renaître » ?

Le dispositif « Renaître » est une structure permanente d’accueil, d’écoute et d’accompagnement voté par les évêques de France en mars 2026. Il prend le relais de l’INIRR (Instance nationale indépendante de reconnaissance et réparation), dont le mandat arrive à échéance, pour accompagner les personnes victimes de violences sexuelles commises par des clercs ou des laïcs missionné par un évêque alors qu’elles étaient mineures.

Comment fonctionne le dispositif « Renaître » ?

Le dispositif « Renaître » s’articulera autour d’un réseau de proximité constitué d’une part des cellules d’accueil et d’écoute diocésaines sous la responsabilité des évêques, et d’autre part, de groupes d’accompagnants coordonnés par une instance nationale indépendante.

Quand le dispositif « Renaître » sera-t-il opérationnel ?

En vue d’une mise en place au 1er septembre 2026, l’équipe nationale est en cours de constitution et les outils de travail – dont une charte et un référentiel – sont en cours de finalisation.

Quelle est la différence entre le dispositif « Renaître » et l’INIRR ?

L’INIRR était une instance temporaire. « Renaître » s’appuie sur sa riche expérience, en poursuivant dans la durée le travail de reconnaissance de la souffrance et l’accompagnement des personnes victimes vers des démarches restauratives.

Les personnes victimes sont-elles impliquées dans la création du dispositif ?

Un « groupe de témoins » composé de personnes victimes est directement associé à l’élaboration du référentiel et du programme de formation des futurs accompagnants.

Comment vont être prises en charge les personnes qui font appel au dispositif « Renaître » ?

Si la demande est exprimée par une personne, un accompagnement personnalisé est mis en place par des personnes spécifiquement formées par l’instance nationale.

Une lettre de reconnaissance des violences subies (condamnation judiciaire, étatique ou canonique, de l’auteur) ou une lettre d’accueil des souffrances subies (prescription, auteur décédé, classement sans suite, etc.) est transmise par l’évêque à la personne victime.

L’accompagnement permettra de trouver avec la personne reconnue victime les démarches restauratives. Il s’agit d’un processus personnalisé d’accompagnement permettant un chemin de reconstruction unique.

Comment les personnes peuvent-elles entrer en contact avec le dispositif ?

Les personnes peuvent entrer en contact avec le dispositif via les cellules d’accueil et d’écoute diocésaines. Si elles ne souhaitent pas passer par la structure diocésaine, elles peuvent aussi saisir directement l’instance nationale. En fonction de la situation ou à la demande de la personne plaignante, la saisine peut être dépaysée.

 Une aide financière est-elle prévue ?

Le principe d’une contribution financière est maintenu dès lors qu’il fait partie du chemin de restauration.

      • La demande doit être faite explicitement par la personne victime au terme de son parcours.
      • Le montant est évalué selon une grille nationale établie par l’instance indépendante, en association avec les évêques.
      • Le financement assuré par un fonds dédié, sera alimenté par une cotisation obligatoire de tous les diocèses de France.

Quelle est la place du Tribunal pénal canonique national (TPCN) dans le dispositif « Renaître » ?

Le TPCN assure la réponse judiciaire.

Comment l’indépendance du dispositif décidé par les évêques est-elle assurée ?

Bien que mandatée par les évêques, l’instance nationale bénéficie d’une autonomie de fonctionnement. De plus, le dispositif fera l’objet d’audits externes réguliers pour s’assurer de sa transparence et de son efficacité.

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