Saviez-vous qu’il existe un jury oecuménique au festival de Cannes ?

Décerné à un film de la compétition officielle, le prix du jury œcuménique récompense un film pour sa qualité artistique et son message proche des valeurs de l’évangile.
SIGNIS organise des jurys et remet des prix SIGNIS, œcuméniques et interreligieux dans plus de 30 festivals à travers le monde, des plus connus, comme Cannes, Berlin et Venise, aux plus spécialisés comme Mar del Plata ou Hong Kong. Pour comprendre les origines de ce lien Église et cinéma, c’est ici.
Les critères qui retiennent l’attention du Jury œcuménique
Le film choisi doit répondre à des qualités à la fois artistiques et humaines ou spirituelles ; le film doit mettre en lumière des valeurs telles que la justice, les Droits Humains, le respect de l’environnement, la paix, la solidarité, la réconciliation qui sont des valeurs de l’Évangile largement partagées dans toutes les cultures.
Le Jury œcuménique fait preuve d’une grande ouverture à l’égard des diversités culturelles, sociales ou religieuses ; il prime des films qui pourront être utilisés dans des ciné-clubs et groupes de discussion en vue de mieux comprendre d’autres cultures et de partager les défis et les espérances du monde contemporain
Depuis 1974, le Jury œcuménique a décerné 52 prix et 59 mentions spéciales.
Lors de la 79° édition du Festival de Cannes, les membres internationaux du jury œcuménique ont attribué leur prix au film Fjord de Cristian Mungiu qui reçoit également la palme d’or 2026.
Sortie en salles en août 2026
Avec la motivation suivante : « Le jury œcuménique du 79e Festival du film de Cannes a choisi de primer un long-métrage qui, avant tout, témoigne d’une excellente qualité artistique dans sa forme cinématographique. Nous croyons que ce film constitue un avertissement puissant face aux risques engendrés par les dérives idéologiques, risques existant tant dans le domaine de la foi que dans la dénonciation nécessaire de toute forme de violence contre les plus vulnérables. La foi et la protection des plus vulnérables sont porteuses d’espérance mais elles peuvent être corrompues quand elles sont réduites à de simples règles. Nous sommes alors empêchés de voir l’humanité des autres, et peut-être même la nôtre. Dans son exploration du conflit entre différentes convictions, le film lauréat ne se contente pas d’interroger les limites entre les sphères publique et privée, il le fait avec une grande qualité narrative, entremêlant les histoires individuelles de personnages complexes et profonds. Pour finir, notons que ce film pose de nombreuses questions et fait appel à l’expérience du spectateur pour y répondre, ce qui constitue une œuvre d’art riche, ouvrant au débat et à la réflexion.».
Une analyse du film à retrouver sur le site Signis.
Retrouver des propositions pastorales d’utilisation des films.
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