Elections 2002

Après les « affaires » qui n’ont épargné personne, voici le temps des urnes qui devrait concerner tout le monde !
S’il n’en était pas ainsi, la France montrerait à la face du monde que sa démocratie est malade…
Dans son livre « Petit pas vers la barbarie », Guy Cocq écrit que « dans une démocratie, le mépris (de la politique) est suicidaire » et que « celle-ci est aussi nécessaire à l’humanité que la sexualité et le travail ».

Les évêques français sont de ceux qui ont mis en garde depuis longtemps contre la désaffection du politique. Je ne puis donc que me réjouir du sursaut que déclenchera, je l’espère, la réflexion sur les résultats du premier tour des élections présidentielles. C’est le comportement de la jeunesse qui m’intéresse particulièrement : il est réconfortant de constater que celle qui n’a pas encore accès au droit de vote n’attend pas pour manifester son refus de tous les extrémismes et son rejet du racisme tel qu’il a été exploité dans un programme électoral.
Je reste pourtant sur ma faim : les manifestations de la rue ne me paraissent pas le seul, ni surtout le meilleur moyen de présenter le visage d’une jeunesse désireuse de prendre sa place dans l’actualité. Si les médias semblent découvrir sa capacité à se mobiliser, il ne faut pas oublier que 40% de jeunes ne sont pas allés voter au premier tour…

Par contre, sait-on assez que chaque année entre 1500 et 2000 jeunes s’adressent à la DCC (Délégation catholique pour la coopération) pour un projet de coopération, que 250 partent, et cela depuis 35 ans ? J’apporte ainsi le témoignage, parmi tant d’autres, d’une jeunesse qui s’engage pour découvrir, dans des pays plus pauvres, la richesse des différences de civilisation, lorsqu’elles sont accueillies comme complémentaires, le bienfait de la rencontre, quand elle profite réciproquement.
La lutte contre l’insécurité ne passe pas par le repliement sur soi mais par la proposition faite aux jeunes générations de s’engager sur devrais terrains de dialogue et de vivre ensemble. Je ne doute pas que nos jeunes volontaires, de retour en France, sont, et seront les acteurs motivés et compétent pour un tel combat.

Mgr Robert Sarrabère,
évêque d’Aire et de Dax,
accompagnateur de la DCC

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