Questions sur le couple en crise

Que faire pour sauver notre amour ?

La majorité des crises graves proviennent de petites choses qui s’accumulent au fil des années et d’un manque de communication entre les conjoints. C’est pourquoi la plupart des mouvements conjugaux insistent sur l’importance de prendre du temps pour parler en profondeur, faire le point, se détendre, s’aimer, et cela à tout âge ! Par exemple, les Équipes Notre-Dame, insistent sur le «devoir de s’asseoir».

Faute d’approfondir ainsi leur amour, beaucoup d’époux sont en effet confrontés assez vite à la déception, aux frustrations, et font, souvent à tort, un constat d’échec : « Nous n’étions pas faits l’un pour l’autre » ou « Avec un autre, ce serait différent »… Une épreuve, une rencontre peuvent alors précipiter la rupture… A moins que le couple ne se décide à prendre des moyens à la hauteur
de l’enjeu.

Conseillers, thérapeutes de couple, psychologues, prêtres accompagnateurs, peuvent permettre de renouer l’écoute et le dialogue au fil des mois. Une retraite pour couples, dans un cadre chrétien, aide aussi certains à puiser à une source nouvelle.

Parfois, hélas, il est trop tard. L’un des deux conjoints refuse toute aide pour sauver le mariage, ou bien prend la décision de quitter le foyer. D’autres fois, quand la relation devient impossible et comporte des risques pour l’un des conjoints ou pour les enfants, il est préférable d’envisager une séparation, en attendant des jours meilleurs. C’est ce que conseille l’Église catholique pour préserver jusqu’au bout les chances d’une réconciliation ou d’un nouveau départ sur d’autres bases.

Source : Simples questions sur la vie

Et si c’est le divorce ?

Beaucoup de personnes aujourd’hui n’hésitent plus à franchir le pas du divorce, sans toujours bien mesurer la portée et les conséquences de ce choix. On ne peut pourtant pas effacer une histoire commune comme si rien ne s’était passé ! La plupart du temps, le divorce est vécu dans la souffrance: souffrance d’avoir été trompé ; souffrance des enfants ; souffrance d’une situation difficile à assumer quotidiennement… Certaines ruptures peuvent fragiliser les conditions matérielles ou l’équilibre psychologique de l’un des conjoints.

Pourtant, même si certains se remettent difficilement d’un divorce, il est toujours possible de s’en sortir. La vie est plus forte que toutes les détresses, et sous le regard de Dieu, une vie, même marquée par de graves difficultés, ne se résume jamais à un échec mais à une histoire sacrée dans laquelle son amour reste présent.

Source : Simples questions sur la vie

Peut-on rester fidèle à son mariage après un divorce ?

Un travail de « deuil », avec éventuellement l’aide d’un psychologue ou d’un prêtre, est souvent nécessaire : il faut parfois renoncer à attendre le retour du conjoint, accepter la solitude, abandonner son ressentiment ou son désir de vengeance… Le chemin du pardon demandera beaucoup de temps mais ceux qui arrivent à le prendre témoignent tous d’une pacification qui permet de redonner sens et goût à la vie. Les enfants, quand il y en a, sont également réconfortés par cet apaisement des relations entre leur père et leur mère.

Des chrétiens divorcés ou séparés choisissent de continuer à s’appuyer sur leur sacrement de mariage en restant fidèle à leur ex-conjoint. Ils continuent ainsi à témoigner de la force du lien conjugal à travers les épreuves ! Dans une société qui banalise l’infidélité, les ruptures et les unions successives, ce choix – recommandé par l’Eglise – peut paraître insensé ou trop dur à vivre.

Source : Simples questions sur la vie

Les divorcés-remariés peuvent-ils communier ?

Dans l’Église catholique, le sacrement de mariage étant indissoluble, on ne peut conclure de seconde union valide. Seul un remariage civil est possible pour eux. Les chrétiens divorcés remariés ont souvent le sentiment d’être incompris. Pourquoi ne peuvent-ils pas avoir une seconde chance ? Et pourquoi n’ont-ils plus accès aux sacrements, notamment à la communion eucharistique ? Cette exigence découle pourtant de la parole même du Christ : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 9).

« Personne pas même le pape n’a le pouvoir de dissoudre un mariage sacramentel conclu et consommé… » rappelait le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI. Or, en se remariant, les chrétiens se trouvent, peut-être malgré eux, dans une situation qui contredit cette indissolubilité du mariage.

Mais s’il ne peuvent plus communier, ils ne sont pas pour autant exclus de la communauté chrétienne ou moins aimés de Dieu ! De leur côté, les chrétiens qui ont accès aux sacrements sont invités à manifester aux personnes divorcés remariés beaucoup de charité, et à les aider sur leur chemin. C’est pourquoi dans de nombreuses paroisses, des groupes se sont formés pour permettre aux divorcés vivant en couple de partager ensemble et avec d’autres chrétiens.

Source : Simples questions sur la vie

Faire annuler son mariage, c’est possible ?

Pour ceux qui ont le sentiment, en ayant demandé le sacrement de mariage, de s’être trompés sur le sens de l’engagement qui était pris, l’Église ouvre la possibilité de faire examiner, par une instance compétente, la validité du sacrement de mariage.

Pour être valide, le consentement des époux doit satisfaire à certaines obligations : il doit être libre et sincère, responsable et fait sans aucune pression, être ouvert à la vie. S’il s’avère que le consentement a été échangé dans des conditions insuffisantes pour que le sacrement soit valide, celui-ci peut être déclaré nul. Autrement dit, il n’y a jamais eu sacrement. Cette procédure reste toutefois exceptionnelle, et relativement longue.

Source : Simples questions sur la vie

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