Sainte Jeanne Jugan (+1879)

Jeanne Jugan est la fondatrice des Petites Soeurs des Pauvres. « Dieu me veut pour lui », répondit-elle à un jeune homme qui la demandait en mariage. Elle avait alors dix-huit ans et était employée de maison depuis deux années. Elle avait perdu son père, disparu en mer à Cancale alors qu’elle n’avait que quatre ans. Ayant fait, dès son enfance, l’expérience de la pauvreté, elle fut confrontée à une misère plus grande encore lorsqu’elle vint travailler à Saint-Servan vers 1817. Durant l’hiver de 1839, elle accueillit chez elle, dans son petit logement, une femme âgée, aveugle et paralysée qui survivait seule dans un taudis. D’autres jeunes femmes s’associèrent à elle et, en 1842, elles s’appelèrent « les servantes des pauvres ». Pauvres elles-mêmes, la quête fut leur ressource essentielle et l’occasion de demander aux personnes aisées de partager leurs biens avec les pauvres que Jeanne appelait « les membres souffrants de Jésus-Christ ». La congrégation connut un grand développement en Europe et même dans d’autres continents. A partir de 1852, son rôle de fondatrice fut effacé et elle fut soumise à une sorte de réclusion. « Je ne vois plus que Dieu seul », disait-elle. On reconnut son humilité et sa sainteté au moment de sa mort et la vérité historique fut rétablie. Elle fut canonisée en 2009.

C’est si beau d’être pauvre, de ne rien avoir, de tout attendre du Bon Dieu

(Jeanne Jugan)

La suprême pauvreté de Jeanne Jugan fut de n’être qu’une recluse ignorée des autres. Cette pauvreté nous est souvent demandée.

(Lectionnaire Emmaüs)

Figures de sainteté

Sainte Jeanne Jugan (1792-1879)

La mendiante de Dieu La vie spirituelle de sainte Jeanne Jugan se présente comme un dépouillement intérieur, toujours plus profond, qui la conduit à une transparence de plus en plus grande à l'action de Dieu en elle.

Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire).