Proposition de loi sur la fin de vie : un vote en conscience qui va engager durablement notre société

Une loi engageant durablement notre société et la solidarité entre générations exigeait une véritable écoute, un réel pluralisme et des débats à la hauteur de l’enjeu. Or, force est de constater que, jusqu’au terme de l’examen de la proposition de loi relative à la fin de vie à l’Assemblée nationale, cette exigence n’a pas été au rendez-vous.

La parole des soignants engagés dans l’accompagnement de la fin de vie, fondée sur une expérience unique, a été douloureusement ignorée, ainsi que celle de nombreux juristes, d’associations…, Sans parler des représentants des différentes traditions de pensée, notamment religieuses, dont l’expression a été directement contestée dans son principe. Or, la liberté d’expression, y compris celles des cultes, est un droit constitutionnel. Elle est d’autant plus importante à honorer que la proposition de loi contraindrait les convictions éthiques de nombreux établissements.

À l’heure du vote solennel, la Présidence de la Conférence des évêques de France appelle les députés à mesurer la portée de leur décision. Accepteront-ils d’ouvrir la voie à une législation qui permettra, demain, à toute personne d’avoir recours à l’euthanasie ou le suicide assisté, au nom de la nécessaire égalité d’accès aux soins pour tous, comme dans tous les pays qui ont ouvert ce « droit » ? Ou choisiront-ils d’engager résolument la France sur le chemin de l’accompagnement de la vie dans la dignité, de toutes les vies et à toutes leurs étapes, jusqu’au bout, en garantissant l’effectivité des soins palliatifs ? De ce choix découlera, pour une part notable, le modèle à venir de notre société.

Ci-après une vidéo de Mgr Jordy, archevêque de Tours et vice-Président de la Conférence des évêques de France.

À l’approche du vote prévu à l’Assemblée nationale le 30 juin 2026, la neuvaine de prière pour la fin de vie est proposée par les évêques, du 21 au 29 juin 2026.