Chasteté : quelques points de repères

Définition :

La chasteté est le choix de vivre sa sexualité, ses désirs et ses manques d’une manière libérante et heureuse dans ses relations aux autres et à soi-même, en cohérence avec ses engagements (1).

Rappel :

La sexualité ne se réduit pas à la génitalité (liée à l’activité des organes génitaux), elle s’inscrit dans toutes les dimensions de la personnalité humaine.

La continence est l’abstention de tout plaisir génital – orgastique ou non – volontairement provoqué (passage à l’acte sexuel, masturbation…). La chasteté ne se confond donc pas avec la continence : une personne continente peut être non-chaste et la chasteté n’est pas réservée aux seuls célibataires.

 

La chasteté :

§ Maîtrise et non pas refus : la chasteté n’est pas un refus de la sexualité mais la volonté de réguler et d’intérioriser – autant que possible – ses pulsions, ses désirs. Il s’agit de tendre vers une plus grande humanisation des désirs affectifs et sexuels. La chasteté permet d’apprendre à trouver la juste distance aux autres et, dans un couple, à faire le don de soi-même dans le respect de l’autre.

§ Une tâche à mener tout au long de sa vie : La chasteté n’est pas un état mais un choix renouvelé tout au long de l’existence. C’est une tâche que nous choisissons de mettre en œuvre jour après jour, sachant que le désir est sans cesse renaissant et que l’organisation psychosexuelle de toute personne est toujours en équilibre plus ou moins instable.

§ En vérité et en cohérence : la chasteté renvoie à la cohérence d’une vie et des engagements qui ont été pris vis-à-vis de moi-même, des autres, de la société et de Dieu. Il s’agit d’accepter de vivre en vérité par rapport à mes propres décisions, tout en regardant en face mes fragilités, mes forces, mes manques…

§ Libération et humanisation : La liberté ne consiste jamais à refuser – à nier – tout ce qui nous détermine mais à l’assumer et à poser des choix au cœur même de ces déterminismes. Ainsi, la sexualité est source de plaisir et de bonheur mais aussi source de toute-puissance et de souffrances. L’effort pour devenir chaste cherche à humaniser la sexualité dans le respect et l’épanouissement de la personne humaine. La chasteté constitue alors un profond travail de libération pour chacun et pour tous.
 


(1) Définition du catéchisme des évêques de France : « Le dynamisme, la vertu qui préside à l’humanisation de la sexualité, s’appelle la chasteté. Etre chaste, c’est savoir épanouir pleinement ses désirs dans la ligne de sa propre vocation, et en fidélité avec le dessein de Dieu. C’est le refus de céder à l’anarchie des pulsions sexuelles. Il ne faut pas réduire la chasteté à la continence qui est l’abstention de l’acte sexuel. Par contre la chasteté est liée à la tempérance. » Les évêques de France, Catéchisme pour adultes, 1991, n° 596

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