Lettre des évêques de Pologne sur l’écologie: la dignité humaine, fondement de la responsabilité du monde créé

La dignité d’un homme appelé à vivre dans l’unité avec Dieu et les autres créatures sous-tend sa responsabilité pour toute la création – écrivez les évêques dans la lettre pastorale intitulée « Pour l’amour d’un foyer commun » à l’occasion du mémorial liturgique de Saint. François d’Assise, le 4 octobre.

écologie eglise en PologneAu début de la lettre, les évêques évoquent la logique de l’amour, qui « nous protège de la conquête égoïste du monde créé et constitue un pilier sur lequel reposent la durabilité des relations humaines et l’harmonie de notre coexistence avec le monde créé ». Ensuite, ils soulignent que l’activité humaine est souvent contaminée par l’égoïsme humain, ce qui provoque « la terre – notre soeur » proteste contre le mal que nous lui infligeons par l’exploitation irresponsable et l’exploitation des biens que Dieu a placés en elle « (Laudato sì, 2) » .

La liste comprend des statistiques sur la Pologne par rapport aux autres pays du vieux continent. Parmi les 50 villes européennes où l’air est le plus pollué, 33 se trouvent en Pologne. Le nombre annuel de décès causés par cette situation est estimé à près de 40 000. « Dans ce contexte, il est nécessaire de limiter les activités humaines préjudiciables à l’environnement, de gérer habilement les combustibles fossiles, de développer les sources d’énergie renouvelables et d’enseigner l’utilisation économique des sources d’énergie. Cette tâche incombe principalement à ceux qui ont le pouvoir politique, économique et le leadership « , lit-on dans la lettre.

En outre, les évêques rappellent que, malgré l’effondrement de l’économie socialiste en Pologne, les conséquences du non-respect de la dignité humaine et de la destruction de l’environnement naturel de cette période se font encore sentir. « Des zones agricoles et forestières dégradées, des bâtiments endommagés par des dommages miniers, des dolines tectoniques, des terrils, des dépotoirs, des sols empoisonnés, de l’eau, de l’air pollué – tout cela indique que le foyer commun n’a pas toujours été correctement entretenu », écrivent les évêques.

Ensuite, ils donnent de nouvelles menaces du style de vie des consommateurs et oublient Dieu. Les évêques soulignent que la première victime de cet oubli est toujours l’homme lui-même et le monde créé après lui. « Accumulation incontrôlée de biens, exploitation et destruction de la nature, abus d’animaux, déchets de forêt, abords de routes, d’océans, d’air, d’espace, d’abus de tout ce que nous avons reçu de la main de Dieu – c’est un catalogue incomplet de péchés écologiques », lit-on dans la lettre pastorale.

En se référant à l’encyclique du pape François Laudato , les évêques appellent à « prendre conscience de la nécessité de changer le mode de vie, la production et la consommation, de mettre fin au réchauffement climatique ou au moins d’éliminer les causes résultant de l’activité humaine » (Laudato, 23). Comme exemple de conversion, ils ont mis St. François d’Assise, qui « a vu le Créateur et la création. Il croyait en Dieu et la création le respectait, car il sentait sa part importante « , soulignent-ils dans la lettre.

À la fin, les évêques adressent leur gratitude à ceux qui recherchent la protection de l’environnement depuis des années. Ils expriment également l’espoir que la 24e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 24), qui se tiendra en décembre prochain à Katowice, « contribuera à unir les efforts de tous les pays dans ce domaine. Nous vous encourageons à prier pour que le Saint-Esprit change le cœur des hommes, les conduisant à l’accord et à l’unité dans les soins de notre foyer commun « , écrivent les évêques dans leur lettre.

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