Documents épiscopat : « Mineurs migrants vulnérables et sans voix »

Le Documents épiscopat N°8/9 sur les « mineurs migrants, vulnérables et sans-voix » vient de sortir. Monseigneur Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes en a rédigé l’édito.

Mgr Georges Colomb, m.e.p.« Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé » (Mc 9, 37; cf. Mt 18, 5 ; Lc 9, 48 ; Jn 13, 20).

En 2017, dans son message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, le Pape nous a parlé « des mineurs migrants, vulnérables et sans voix ». En attirant notre regard sur les plus jeunes, enfants et adolescents, le Pape nous a invités à être attentifs à ceux qui sont une promesse d’avenir, aussi bien pour leurs parents – lorsque ceux-ci les accompagnent – que pour notre société dans laquelle nombreux sont ceux qui grandiront et feront leur vie.

« Parmi les migrants […] les enfants constituent le groupe le plus vulnérable, parce que, alors qu’ils se lancent dans la vie, ils sont invisibles et sans voix : la précarité les prive de documents, en les cachant aux yeux du monde ; l’absence d’adultes pour les accompagner empêche que leur voix s’élève et se fasse entendre» [*].

En soulignant leur vulnérabilité, le Saint-Père nous a invités à nous engager plus fortement pour la protection de l’enfance, pour l’éducation des jeunes, pour la transmission de nos valeurs afin qu’ils soient intégrés dans notre pays et ne demeurent pas des étrangers. Notre responsabilité, notre « ardente obligation », est de les aider à devenir des adultes épanouis devant Dieu et devant les hommes. Grâce à ses institutions éducatives, à ses associations, notre Église a, sur ce point, beaucoup à partager et à leur apporter.

« Mineurs migrants, vulnérables et sans voix », c’était aussi le thème de la journée d’étude organisée par le Service national de la pastorale des migrants et des personnes itinérantes de la Conférence des évêques de France, le 7 février 2017. Le présent numéro de Documents Épiscopat vient dans le prolongement de cette journée qui a mis en lumière les problématiques spécifiques aux mineurs migrants et les défis particuliers que leur accompagnement pose aux acteurs de l’aide. Elle a donné la parole à des chercheurs et à des acteurs de terrain, confessionnels ou non, qui ont précisé les multiples facettes de la question et témoigné d’initiatives concrètes.

Sainte Teresa de Calcutta disait : « L’heure n’est pas à la polémique, elle est à la charité. » Nous devons être particulièrement attentifs à la vie de foi et à la croissance spirituelle des jeunes, car parmi les actes de charité que nous devons concrètement mettre en œuvre, le développement intégral de la personne des jeunes et des autres est la première des priorités et passe par le partage de cette conviction : Dieu est amour ! »

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