« Hag Pessah sameah ! »

pessah


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Message du frère Louis-Marie Coudray, o.s.b., directeur du Service national pour les relations avec le judaïsme, à l’occasion de la fête de Pessah.

Cette année encore, depuis Jérusalem, je suis heureux d’adresser à toute la communauté juive, au nom du service, nos voeux les plus chaleureux d’une heureuse fête de Pâque !

Quelque soit les circonstances nous entrons dans l’invitation de la HAggada :

« Aussi c’est notre devoir de remercier, de louer, de couvrir d’éloges, d’exalter, d’adorer, de bénir, d’élever et d’honorer Celui qui a fait ces miracles pour nos pères et pour nous. Il nous a faits passer de l’esclavage à la liberté, de la tristesse à la joie, et du deuil à la fête, et de l’obscurité profonde à la grande lumière et de la servitude à la libération. »

Que cette année encore, nous passions ensemble, toujours plus de la servitude au service et construisions une vraie fraternité respectueuse les uns des autres.

Tout particulièrement, un immense merci  à vous tous qui avez manifesté à vos frères chrétiens, depuis la Franc ou Israël, votre solidarité et votre amitié, dans l’épreuve que représente l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Frère Louis-Marie Coudray, o.s.b.

 

Pessah commémore la sortie du peuple hébreu d’Égypte et l’avènement du peuple juif avec le don de la Torah à Moïse sur le mont Sinaï.

En hébreu, Pessa’h signifie « passer par-dessus ». Ce nom vient rappeler qu’au cours des dix plaies infligées aux Égyptiens, Dieu tua tous les premiers-nés égyptiens mais il passa au-dessus des maisons juives, grâce au signe du sang de l’agneau qui marquait les linteaux des portes et les préserva.

 Le sens de Pessa’h : le temps de notre libération. Le peuple juif libéré par Dieu, car il n’était pas capables de sortir de l’état d’assimilation qui tenait son identité dans un carcan.

 Pessah a lieu au début du printemps. À la maison comme à la synagogue, prières et rituels célèbrent la fertilité de la terre dans l’attente d’une nouvelle récolte. Ils célèbrent également l’exode biblique de l’esclavage égyptien. Cet événement fut le facteur qui détermina la création du peuple juif il y a environ 3,500 ans.
Des restrictions semblables à celles du Chabbat s’appliquent pour les deux premiers et les deux derniers jours de cette fête, qui dure huit jours : une restriction sur toute nourriture contenant du levain s’applique à toute la période de la fête.

 La fête commence par un festin élaboré, le Seder, composé d’aliments qui revêtent une importance symbolique spéciale et au cours duquel la famille revit l’expérience de la rédemption et où elle se concentre sur ce qu’implique le fait d’appartenir au peuple juif. « A chaque génération, chacun doit se considérer comme étant soi-même sorti d’Egypte » (rituel du Seder).

Plus largement, c’est le moment de considérer le sort de tous les gens qui sont victimes de toute forme d’esclavage.

On constate qu’en conjuguant les efforts de l’être humain et l’assistance divine, toute l’humanité peut prétendre aux joies et aux responsabilités de la liberté.

 

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>>Textes et documents de référence

Déclarations et réflexions officielles sur les relations spirituelles de l’Église catholique avec le judaïsme.

Contacts

Le Service national pour les relations avec le judaïsme est né après le concile Vatican II. Fondé par le P. Bernard Dupuy, dominicain, il a ensuite été inséré au sein de la Conférence épiscopale.
Son actuel directeur en est le Frère Louis-Marie Coudray, qui travaille sous la responsabilité du Conseil pour l'unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme.
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