« Hag Pessah sameah ! »

pessah


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Message du frère Louis-Marie Coudray, o.s.b., Directeur du Service national pour les relations avec le judaïsme, à l’occasion de la fête de Pessah.

« Communauté juive et  communauté chrétienne, nous  célébrons généralement dans une grande proximité de temps nos Pâques respectives. Cette année, encore plus puisque nous nous retrouvons dans la configuration de l’évangile selon S. Jean. Avant la fête de Pessah, « le grand shabbat » Jésus meurt à l’heure où au Temple on immolait les agneaux.

            Mais autrefois le vendredi saint était un jour douloureux pour la communauté juive, temps de persécution et d’humiliation. Aujourd’hui de la part de l’Église ces temps sont révolus, mais la sécurité du peuple juif est loin d’être assuré et la douloureuse actualité nous le montre encore, avec l’assassinat de Mireille Knoll.

            Aussi ces vœux d’heureuses célébrations de Pessah, sont empreints de gravité. Que tout le peuple d’Israël soit libéré de l’esclavage que représentent l’angoisse et la peur. Aussi à ces vœux de fête j’ajoute celui de voir les chrétiens tenir leur place au côté du peuple juif, pour  être au milieu du monde témoin de Sa Parole et artisan de son dessein de Paix.

« De la maison d’esclavage tu nous a racheté ».

Hag sameah, joyeuse fête ! »

Frère Louis-Marie Coudray, o.s.b.

 

Pessah commémore la sortie du peuple hébreu d’Égypte et l’avènement du peuple juif avec le don de la Torah à Moïse sur le mont Sinaï.

En hébreu, Pessa’h signifie « passer par-dessus ». Ce nom vient rappeler qu’au cours des dix plaies infligées aux Égyptiens, Dieu tua tous les premiers-nés égyptiens mais il passa au-dessus des maisons juives, grâce au signe du sang de l’agneau qui marquait les linteaux des portes et les préserva.

 Le sens de Pessa’h : le temps de notre libération. Le peuple juif libéré par Dieu, car il n’était pas capables de sortir de l’état d’assimilation qui tenait son identité dans un carcan.

 Pessah a lieu au début du printemps. À la maison comme à la synagogue, prières et rituels célèbrent la fertilité de la terre dans l’attente d’une nouvelle récolte. Ils célèbrent également l’exode biblique de l’esclavage égyptien. Cet événement fut le facteur qui détermina la création du peuple juif il y a environ 3,500 ans.
Des restrictions semblables à celles du Chabbat s’appliquent pour les deux premiers et les deux derniers jours de cette fête, qui dure huit jours : une restriction sur toute nourriture contenant du levain s’applique à toute la période de la fête.

 La fête commence par un festin élaboré, le Seder, composé d’aliments qui revêtent une importance symbolique spéciale et au cours duquel la famille revit l’expérience de la rédemption et où elle se concentre sur ce qu’implique le fait d’appartenir au peuple juif. « A chaque génération, chacun doit se considérer comme étant soi-même sorti d’Egypte » (rituel du Seder).

Plus largement, c’est le moment de considérer le sort de tous les gens qui sont victimes de toute forme d’esclavage.

On constate qu’en conjuguant les efforts de l’être humain et l’assistance divine, toute l’humanité peut prétendre aux joies et aux responsabilités de la liberté.

 

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Le Service national pour les relations avec le judaïsme est né après le concile Vatican II. Fondé par le P. Bernard Dupuy, dominicain, il a ensuite été inséré au sein de la Conférence épiscopale.
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