Contre la persécution et la discrimination des chrétiens

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A Vilnius (Lituanie), le 6 décembre 2011, Mgr Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, est intervenu au cours du XVIII Conseil ministériel de l’ Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) . Il a notamment abordé la question des migrations, primordiale pour le Saint-Siège dans le contexte actuel de crise mondiale.
 
Dans son discours, il a souligné le consensus croissant de la communauté internationale quant à une attention majeure aux migrants, et en particulier au regroupement familial: La famille, a dit Mgr Mamberti, « revêt un rôle fondamental dans l’intégration en assurant de la stabilité aux émigrés dans leur nouveau contexte social… Conscients de leurs droits, ceux-ci proposeront leurs services avec plus d’assurance, tandis que la communauté d’accueil, informée et respectueuse de ces droits, sera plus libre d’assumer sa solidarité en vue d’un avenir commun ».
 

Une Journée mondiale contre la persécution et la discrimination des chrétiens ?

Puis Mgr Mamberti a cité l’engagement de l’ Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à défendre les libertés fondamentales, et le droit à la liberté religieuse en particulier: « Bien que la communauté internationale ne cesse de l’affirmer, à l’instar des constitutions de la plupart des pays, cette liberté continue d’être largement violée ». Lors de son dernier message pour la Journée mondiale de la Paix, Benoît XVI a rappelé que les chrétiens sont le groupe religieux le plus persécuté: « Il y aurait actuellement plus de 200 millions de chrétiens des diverses confessions en difficulté, discriminés en raison de leur foi par des structures légales et culturelles contraires ». Pour cette raison, le représentant du Saint-Siège a proposé l’institution d’une Journée mondiale contre la persécution et la discrimination des chrétiens, qui démontrerait la volonté des gouvernements d’affronter cette grave question.

Enfin, le Secrétaire pour les relations avec les états a évoqué le trafic d’êtres humains, notamment de femmes et d’enfants, en vue de leur exploitation (travail forcé, esclavage sexuel et domestique), qui est devenu un important marché mondial. Nombre de pays y sont impliqués, d’origine, de transit et de destination. « Pour lutter plus efficacement contre ce fléau et obtenir des résultats concrets, il faut concentrer les efforts en visant à la dignité de toute personne, à la répression vigoureuse des trafiquants, à la lutte contre la corruption… mais aussi à une correcte information médiatique des dégâts causés ».

Source : VIS du 7 décembre 2011

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