Assemblée plénière : Jérôme Fourquet décrypte les enjeux de la présidentielle 2027 devant les évêques

Dans le cadre de l’Assemblée plénière d’automne des évêques de France, l’essayiste et analyste politique Jérôme Fourquet est intervenu en visioconférence, le jeudi 5 novembre 2026. Invité à s’exprimer sur le thème « La France dans la perspective de l’élection présidentielle », le directeur du département Opinion de l’Ifop a partagé avec l’épiscopat sa grille de lecture des grandes dynamiques sociologiques et politiques qui traversent le pays à l’approche des prochaines échéances électorales (18 avril et 2 mai 2027).
Cette intervention s’inscrit dans la réflexion que mènent les évêques face aux crises contemporaines, en plaçant les défis sociétaux au cœur de leurs travaux. Pour guider leurs orientations, ils s’appuient sur une démarche de discernement conduite en étroite collaboration avec des experts.
les points clés de l’intervention de Jérôme Fourquet devant les évêques
Son intervention s’est articulée autour de trois axes :
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- L’école et la jeunesse. Revenant sur les mobilisations lycéennes de l’automne, il les a replacées dans une évolution de long terme : la démocratisation de l’accès au baccalauréat depuis les années 1980 a fait du libre choix de son orientation un droit perçu comme acquis, tandis que la compétition scolaire s’est déplacée vers l’enseignement supérieur. Il a également évoqué la baisse du niveau scolaire et le sentiment, chez de nombreux diplômés, d’occuper un emploi inférieur à leurs qualifications.
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- L’état de la société française. Il a mis en avant un climat social inhabituel à quelques mois de l’élection présidentielle, nourri par les difficultés de pouvoir d’achat, notamment le coût des carburants, et par une forte lassitude à l’égard du pouvoir en place.
- Les perspectives électorales. Enfin, il a présenté les principaux enseignements des enquêtes d’opinion à six mois du scrutin : un désir marqué de renouvellement, un espace central divisé et sans leader clairement identifié, et des scénarios de second tour encore très ouverts. Il a insisté sur la prudence nécessaire face à des sondages réalisés si en amont de l’élection.
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