Ste Véronique ou Bérénice (+1er s.)

La dévotion du « Chemin de croix » évoque le souvenir de cette femme qui aurait bravé la foule hostile pour essuyer le visage du Christ pendant sa Passion, recueillant ainsi sur son linge la Sainte Face. Plusieurs légendes sont à l’origine de ce récit. Le nom de Véronique qui, en grec, « vera icona », veut dire : l’icône authentique. Le linge que, dit-on, le Christ aurait envoyé au roi d’Edesse, Abgar, avec son image. A quoi la piété occidentale ajoute un élément de la quête du Graal, ou même, en faisant de Véronique l’épouse de Zachée qui tous deux vinrent jusqu’à Soulac et Amadour. Laissons notre piété se tourner seulement vers ces femmes qui pleuraient durant la Passion du Seigneur, et à qui Jésus a dit qu’elles feraient mieux de pleurer sur elles et Jérusalem.

Par les saintes icônes du Christ notre Sauveur, de la Théotokos et de tous les saints glorifiés, l’Eglise du Christ s’est parée du plus bel ornement. En regardant l’icône du Christ que nous louons et que nous vénérons, nous ne risquons pas de nous égarer. Notre agenouillement devant l’icône du Fils incarné n’est pas l’adoration de son icône, mais l’agenouillement devant le Fils incarné qui est une gloire pour nous.

Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire).