« Shana tova oumtouka » : heureuse fête de Rosh Hashana !

Message du frère Louis-Marie Coudray, o.s.b., directeur du Service national pour les relations avec le judaïsme, à l’occasion de la fête de Rosh Hashana , célébrée, cette année, du 9 au 11 septembre 2018.

Rosh Hashana

A la veille de Rosh Hashana 5779, nous vous adressons nos vœux les plus sincères :
Une année bonne, que la bénédiction du Très-Haut apporte prospérité et bonheur à chacun ;
Une année douce, que l’esprit de concorde fasse avancer la paix pour tout le peuple juif, en diaspora et sur la terre d’Israël.

Puisse la sonnerie du Shofar réveiller en nous tous la conscience de notre responsabilité pour construire un monde meilleur et plus fraternel.

 

Frère Louis-Marie Coudray, o.s.b.

 

La fête de Rosh Hashana est célébrée le 1er et 2ème jour du mois de Tichri.

En hébreu, « Rosh Hashana » signifie littéralement « la tête de l’année » et, comme son nom l’indique, c’est le début de l’année dans le calendrier juif. Elle a plusieurs significations :

C’est le jour anniversaire de la création de l’homme.

C’est le jour du souvenir où l’homme est appelé à faire un retour sur lui-même, il connait sa faiblesse mais aussi la miséricorde de « son Père qui est dans le ciel ».

Au cœur de l’observance de la fête de Rosh Hashana se trouve la sonnerie du Chofar, la corne de bélier. Le Chofar rappelle à la fois le sacrifice d’Abraham au mont Moria, la création, la révélation du Sinaï et annonce la délivrance future d’Israël et de l’humanité tout entière.

On se souhaite une bonne année, « channa tova », et l’on mange des aliments doux à l’image du bonheur que l’on désire les uns pour les autres. Ils symbolisent la douceur, les bénédictions et l’abondance.

A la synagogue, le blanc est de rigueur ; il est à l’image du désir de l’homme de se rapprocher de Dieu en se purifiant de ses péchés. Blancs sont les vêtements des célébrants, blancs les divers tissus liturgiques, blancs aussi, dans la mesure du possible, les vêtements des fidèles.
Rosh Hashana rappelle à l’homme son statut de créature soumise au jugement de Dieu : elle précède les « 10 jours de pénitence » qui prépare à la solennité de « Kippour », jour du grand pardon. Après les jours de pénitence, le pardon est scellé par l’inscription dans le livre de µVie, d’où le souhait, pour Yom Kippur de « Hatimah tovah ».
Le cycle des fêtes, dites d’automne, se poursuit avec Souccoth (Fête des Cabanes) dont la fin est marquée par la fête de Simha Tora (la Joie de la Tora) .

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Le Service national pour les relations avec le judaïsme est né après le concile Vatican II. Fondé par le P. Bernard Dupuy, dominicain, il a ensuite été inséré au sein de la Conférence épiscopale.
Son actuel directeur en est le Frère Louis-Marie Coudray, qui travaille sous la responsabilité du Conseil pour l'unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme.