Journée d’étude de la Pastorale des migrants

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Journée d’étude de la Pastorale des migrants – 24 janvier 2020 : « Il ne s’agit pas seulement de(s) migrants

Flyer_JE_20209h15 : Accueil

Intervention du Père Thierry Magnin, secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France.

9h30-11h : Il ne s’agit pas seulement de migrants. Table-ronde modérée par Benoit Guillou, rédacteur en chef de la revue Projet

Il ne s’agit pas seulement de migrants mais aussi et avant tout de personnes. Or, à trop parler de “migrants”, il arrive que l’on oublie l’homme, la femme, l’enfant… Comment le vocabulaire que nous employons conditionne-t-il notre perception des personnes engagées dans une expérience de migration? Comment, pour ces personnes, le fait d’être sans cesse renvoyées à l’état de migrant pèse-t-il sur le rapport aux autres et le chemin d’intégration? Au-delà des migrants, d’autres publics souffrent également de voir leur identité réduite à une seule et unique dimension. Comment vivent-ils cette situation et comment parviennent-ils à en éviter les écueils? Enfin, face à la tentation d’enfermer l’autre dans nos propres projections, comment purifier son regard en se laissant inspirer par celui du Christ, un regard qui libère, intègre et ouvre à la vie, la vie en abondance?

Intervenants: Catherine Wihtol de Wenden (spécialiste des migrations, docteur en science politique et directrice de recherche émérite au CNRS); Cécile Tournaye et Ali Jamshidifar (juriste et dessinateur de presse, mariés); Anne Chabert d’Hières (chef de mission “Inclusion” à l’Arche International); P. Jean-Marie Carrière, sj (professeur d’exégèse au Centre Sèvres, ancien directeur de JRS France et JRS Europe)

11h30-13h : Il s’agit aussi de toute périphérie. Table ronde modérée par Guy Aurenche, ancien président du CCFD-Terre Solidaire

Il ne s’agit pas seulement des migrants mais de tous les habitants des périphéries existentielles, victimes avec eux de la culture du déchet. Comment comprendre cette notion de périphérie, si chère au pape François, et pourquoi la figure du migrant en constitue-t-elle un emblème? Concrètement, en quoi la condition des migrants rejointelle celle de personnes en situation de handicap, de pauvreté ou de dépendances, notamment au regard de la vulnérabilité et de la participation sociale? Parfois, le soutien aux migrants est perçu comme un frein à l’engagement auprès d’autres publics en précarité. Comment, sur le terrain, éviter cette concurrence entre publics? Récemment, certains ont voulu opposer l’engagement en faveur des migrants à l’engagement sur les questions de bioéthique. En quoi ces deux engagements, loin d’être opposés, relèventils d’une même attention aux plus fragiles ?

P. Grégoire Catta, sj (directeur du Service national Famille et Société de la Conférence des évêques de France); P. Dominique Greiner, a.a. (économiste et théologien, rédacteur en chef religieux au quotidien La Croix), Claudine Lanoë (déléguée à la pastorale des migrants du diocèse de Cambrai); P. Bruno Saintôt, sj, responsable du département Éthique biomédicale du Centre Sèvres.

14h30-16h : « Il s’agit aussi de nous-mêmes ». Table ronde modérée par Françoise Parmentier, présidente d’honneur de Confrontations

Il ne s’agit pas seulement des migrants mais aussi de nous-mêmes, de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui et de celle que nous voulons bâtir pour l’avenir. En quoi la manière dont nous appréhendons actuellement le phénomène migratoire révèle-telle quelque chose de l’état de notre société? De quelle façon la présence des migrants interpelle-t-elle notre république dans ses valeurs, en particulier celle de la fraternité qui, pour les chrétiens, revêt aussi une dimension de foi? Dans une société désormais marquée par la pluralité des origines culturelles et des convictions religieuses, comment aider les générations à venir à accueillir les différences sans que celles-ci ne deviennent objets de division? Enfin, comment faire en sorte que nos paroisses se révèlent plus inclusives et soient, pour notre société, des lieux ressources où vivre et apprendre à vivre la fraternité ?

16h-18h : Il s’agit aussi de Dieu

Il ne s’agit pas seulement des migrants mais aussi de Dieu qui, dans l’histoire humaine, s’est souvent présenté sous les traits du migrant, de l’itinérant ou de l’hébergé et qui, aujourd’hui encore, sous le visage des migrants et des réfugiés, vient à notre rencontre et frappe à notre porte. En quoi la rencontre avec les migrants permet-elle de rencontrer Dieu et peut-elle ainsi se révéler le lieu d’une authentique expérience de foi? Pourquoi, dans l’engagement auprès des migrants, l’Eglise, loin de ne trouver qu’une extériorisation de la conviction chrétienne dans des oeuvres qui lui demeureraient étrangères, peut elle trouver une opportunité pour répondre à sa vocation profonde? Enfin, dans une situation historique où la rencontre avec les migrants est aussi souvent une rencontre interreligieuse, comment penser la rencontre avec les migrants musulmans comme un appel du Dieu de Jésus Christ ?

Intervenants: Sr Marie Monnet, o.p. (directrice exécutive de l’université Domuni et auteur de «Dieu migrant»); Guillemette Choquet (médecin à Parcours d’exil); P. Henri-Jérôme Gagey (théologien, vicaire général du diocèse de Créteil); Mgr Claude Rault, p.b. (évêque émérite de Laghouat- Ghardaïa en Algérie).