50 ans de Sant’Egidio

Paris
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La Communauté de Sant’Egidio a 50 ans. De nombreux rendez-vous pour le fêter sont prévus partout où Sant’Egidio est présente, et notamment en France à Paris le jeudi 24 mai 2018. Le peuple de Sant’Egidio, de tous âges, de tous les quartiers, avec les pauvres qui en font partie et avec de nombreux amis qui en accompagnent le chemin, se donneront rendez-vous à 19h30 dans l’église Saint-Séverin, pour une célébration présidée par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, en présence de Marco Impagliazzo, président de Sant’Egidio et de Hilde Kieboom, vice-présidente.

A la fin de la liturgie se tiendra une réception avec tous les participants : personnes âgées en difficulté, desquelles Sant’Egidio est particulièrement proche, sans-abri qui souffrent de la solitude, familles de réfugiés syriens et irakiens arrivées en France grâce aux Couloirs Humanitaires depuis juillet 2017. Un peuple au sein duquel se confond qui aide et qui est aidé, car chacun peut faire gratuitement quelque chose pour les autres, et qui vit aujourd’hui, encore davantage, la nécessité de travailler pour la paix, menacée en trop d’endroits du monde.

L’histoire de Sant’Egidio a commencée il y a 50 ans le 7 février 1968 à Rome par Andrea Riccardi avec un petit groupe de lycéens qui voulaient changer le monde. Aujourd’hui, Sant’Egidio, que pape François a rebaptisée « la Communauté des 3 P » (Prière, Pauvres, Paix), continue à nourrir le même rêve avec de nombreux amis qui le partagent. Présente sur tous les continents, avec plus de 60 000 personnes de tous âges et de toutes conditions sociales, elle regarde l’avenir et l’engagement qui l’attend dans un monde globalisé mais toujours plus privé de points de repère.

Son nom, choisi dans les années 1970, est tiré du lieu où elle était accueillie, à Sant’Egidio, dans le cœur du Trastevere. La Communauté s’est ainsi lancée dans une aventure qui l’a conduit dans les périphéries humaines et existentielles des différents continents, de l’engagement parmi les pauvres de toutes conditions (sans-abri, personnes âgée seules, enfants des rues en Afrique et en Amérique latine, mineurs qui grandissent dans les Ecoles de la Paix) jusqu’aux programmes de soins du SIDA et d’enregistrement à l’état civil (avec les programmes DREAM et BRAVO!), du dialogue interreligieux selon « l’esprit d’Assise » au travail pour la paix, après celle obtenue le 4 octobre 1992 pour le Mozambique, signant la fin d’une guerre civile qui avait fait un million de morts.

Aujourd’hui continue le grand défi de la construction d’un monde plus humain, à de nombreux niveaux, comme la proximité des Jeunes pour la Paix avec les sans-abri et les personnes âgées pour vaincre l’isolement social, ou avec les Couloirs Humanitaires pour sauver des vies humaines et favoriser l’intégration.

Messe présidée par Monseigneur Michel Aupetit le jeudi 24 mai à 19h30 à Saint-Severin.