Cardinal Sarah : « Jésus, notre seul maître et modèle de vie »

Président de Cor Unum, Conseil pontifical chargé de promouvoir les actions de solidarité dans l’Église catholique, le cardinal Robert Sarah a présidé la messe de l’Ascension, le 9 mai 2013, au rassemblement national « Diaconia servons la fraternité », devant 12 000 pèlerins, à Lourdes.

Au cours de ce rassemblement, « nous voulons recueillir les fruits abondants que l’Esprit Saint a produits au cours de ces deux ans de prière et de réflexion sur le service ou mieux, la pastorale de la charité de l’Eglise qui est en France » a commenté en introduction de son homélie le cardinal Robert Sarah, Président de Cor Unum.

En cette fête de l’Ascension, a-t-il poursuivi, Jésus « nous demande de poursuivre sa mission : « mission qui consiste essentiellement à servir et à donner aux autres, à révéler et à rendre présents la compassion et l’amour de Dieu dans un monde souvent désemparé, angoissé et de plus en plus cruel ».

Evoquant la suite de la réflexion engagée par Diaconia 2013, il a rappelé que nous aurons « toujours et absolument besoin de fixer nos regards  vers Jésus, notre seul Maître et de Modèle de vie », car c’est de la contemplation du Mystère du Christ que découlent « l’agir chrétien, le rayonnement familial, sociale et politique de la vie intérieure ».

Puis  le cardinal Sarah a commenté le Mystère de Jésus qui « monte » au ciel et la question des apôtres : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? » (Actes 1,6) Derrière ces questions se cache peut-être, a-t-il dit, « le désir paresseux de ne plus devoir se fatiguer à lutter contre les divisions, les difficultés », questions qui sont toujours nôtres aujourd’hui. « Quand donc la misère, la faim, les injustices, les violences et les massacres de tant d’innocents vont-elles disparaître de notre planète ? » s’est-il interrogé .

« Malgré son silence devant nos questions, a précisé le cardinal. Jésus, Notre Seigneur et Notre Dieu, ne nous laisse pas seuls » car l’Esprit Saint viendra sur les disciples à la Pentecôte.

« Chaque fois que nous célébrons la Sainte Liturgie Eucharistique, nous sommes comme associés et intimement impliqués dans le Mystère même de l’Ascension » a-t-il expliqué. Monter, pour le Christ, signifie « entrer dans une relation définitive et intime avec le Père ». « Cela signifie que Jésus est présent partout, en tout lieu et en tout moment » a-t-il développé, soulignant que l’Ascension n’est pas « un acte d’éloignement et de distances par rapport à ses disciples ». Au contraire, ce jour-là , ils ont expérimenté « la certitude d’être aimés d’une Amour immense qui les unit inséparablement au Christ ».

« Personne ne pourra plus séparer [les chrétiens] de Jésus et de la joie qu’il déverse dans le coeur de ses disciples. Cette joie, a-t-il souligné, est aussi la nôtre, chers frères et soeurs. Nous voilà réunis, nous aussi au nom de Jésus-Christ pour célébrer avec joie l’Ascension du Seigneur et la Diaconie, c’est-à-dire la grâce et la joie qui nous sont faîtes de servir Jésus en servant les pauvres et les nécessiteux dans l’amour et le respect de leur dignité d’hommes et d’enfants ».

Invitant chacun à « une réelle et profonde intimité » avec le Christ à travers l’eucharistie et la Parole de Vie, le cardinal Sarah a souligné qu’Il était présent « en chaque être humain, surtout chez les plus pauvres et les plus démunis, matériellement et spirituellement ».

L’Esprit Saint reçu à la Pentecôte fait de chacun de nous des missionnaires. « L’Apostolat fait partie de la nature même du chrétien » qui « doit révéler partout et à tous l’Amour et la compassion de Dieu » et dans tous les domaines de la vie.

Le cardinal a notamment dénoncé la « destruction du mariage et de la famille », les « déviations anthropoliques et morales ». Aussi l’Eglise devra-t-elle être « subversive et critique envers toutes les réalisations bornées de ce monde ». Elle mène son combat « à la manière de Jésus et avec les armes de Dieu ».

Dans l’action caritative, il a encouragé à fixer « nos regards et notre coeur » sur le Christ.

A Lourdes, « lieu de rencontre avec la tendresse miséricordieuse de Dieu et lieu de guérison de toutes les misères humaines », a-t-il conclu,  » accourons à Marie comme le firent les Apôtres après l’Ascension du Seigneur ». Et de citer l’évangile de Jean : « Sachant cela, heureux, serez-vous, si vous le faites ».

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