Journée mondiale du migrant et du réfugié

Conférence des évêques de France
JMMR_2018_Personnage

« Conjuguer ces quatre verbes représente aujourd’hui un devoir de justice, de civilisation et de solidarité. »

Pape François

PROGRAMME

09h15-09h30 : introduction de Mgr George Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes, membre de la commission épiscopale pour la mission universelle de l’Eglise, en charge de la pastorale des migrants

09h30-11h00 : Accueillir – table ronde animée par Mme Marcela Villalobos-Cid, coordinatrice du pôle hospitalité du réseau Welcome (Service jésuite des réfugiés)

Il y a un caractère de refus qui nous rapproche, qui nous conduit à ne pas regarder le prochain comme un frère – une sœur – à accueillir, mais à le laisser hors de notre horizon personnel de vie, à le transformer en un concurrent, en un sujet à dominer. Pour surmonter ce refus initial et l’indifférence qu’il génère, un changement d’attitude est urgent. Pour y parvenir, la rencontre interpersonnelle est essentielle. Les programmes de parrainages privés qui se développent le manifestent clairement. Pour les chrétiens, ce changement d’attitude passe aussi par la foi en un Dieu qui promet à chacun « un cœur nouveau » (Ez 36:26).

Intervenants : Mme Nicole Jeammet, psychologue, maître de conférences honoraire de psychopathologie à Paris V, enseignante au Centre Sèvres ; Sr Véronique Margron, op, Présidente de la CORREF, théologienne moraliste ; M. Nicolas Oudot, délégué à la pastorale des migrants du diocèse de Besançon

11h30-13h00 : Protéger – table ronde animée par Mme Florence Couprie, présidente de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT).

L’expérience migratoire rend souvent les personnes vulnérables à l’exploitation, à l’abus et à la violence. Protéger ces personnes est un impératif moral que l’Ecriture elle-même ne manque pas de rappeler. Si la défense des droits inaliénables des personnes, la garantie de leurs libertés fondamentales et le respect de leur dignité sont des devoirs dont nul ne peut se dispenser, l’adoption d’instruments juridiques clairs et pertinents s’avère incontournable. Sur le terrain, obtenir des résultats dans la défense des droits des migrants nécessite souvent de savoir préférer les processus constructifs aux retours de consensus immédiats.

Intervenants : P. Gérard Billon, bibliste, enseignant à l’Institut Catholique de Paris, rédacteur en chef des Cahiers Evangile ; Mme Geneviève Jacques, présidente de la CIMADE ; P. Claude Sirven ; prêtre de la mission de France, ancien commissaire de police et ancien conseiller au ministère de l’Intérieur.

14h30-16h00 : Promouvoir – table ronde animée par M. Laurent Giovannoni, responsable du département accueil et droits des étrangers au Secours catholique-Caritas France

Il faut promouvoir le développement humain intégral des migrants. Une telle promotion commence par les communautés d’origine, là où doit être garanti le droit de trouver, dans sa patrie, des conditions qui permettent une réalisation digne de l’existence. A cette fin, il faut notamment encourager les programmes de développement international dénués de tout intérêt partisan et dans lesquels les migrants sont impliqués comme protagonistes. En France, la promotion des migrants passe, entre autre, par une mise en valeur de leur patrimoine et de leurs talents à même de favoriser leur participation pleine et entière à la vie du pays.

Intervenants : Elena Lasida, docteur en théologie et en économie, professeur à l’Institut catholique de Paris ; Sylvie Bukhari de Pontual, Présidente du CCFD-Terre Solidaire ; Mme Céline Schmitt, responsable de l’information publique et porte-parole du HCR, en charge du Refugee Food Festival

Intégrer / 16h30-18h00 – table ronde animée par M. Laurent Wyart, conseiller en négociation et management interculturels et animateur bénévole de sorties culturelles au Cèdre.

L’intégration est un processus bidirectionnel. Si ceux qui arrivent sont tenus de s’ouvrir à la culture et aux traditions du pays d’accueil, de respecter ses valeurs et ses lois, les autochtones sont quant à eux appelés à reconnaître la contribution bénéfique que chaque migrant peut apporter à la communauté tout entière. Pour favoriser le bon déroulé de ce processus, les migrants doivent être accompagnés, notamment dans leur découverte de la culture locale, et les autochtones doivent être sensibilisés d’une façon qui les dispose positivement. En tout état de cause, la dimension religieuse est un élément important dans ce processus.

Intervenants : M. Jérôme Perrin, membre de l’équipe Saint Vincent de Paul de la paroisse Sainte Rosalie à Paris ; Fr Marek, membre de la communauté de Taizé ; M. Mathieu Lefevre, co-fondateur de l’initiative More in Common.

18h00-18h15 : conclusion de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, membre de la commission épiscopale pour la mission universelle de L’Église, en charge de la pastorale des migrants.

 

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